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MISE AU BANL’ONU condamne largement Moscou pour ses « annexions illégales » en Ukraine

Guerre en Ukraine : L’ONU condamne largement la Russie pour ses « annexions illégales »

MISE AU BANRéunie en urgence, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution contre la Russie avec 143 voix pour, 5 contre et 35 abstentions
L’Assemblée générale de l'ONU, à New York le 12 octobre 2022.
L’Assemblée générale de l'ONU, à New York le 12 octobre 2022. - AFP / AFP
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

L’ONU est une nouvelle fois presque unie contre la Russie. L’Assemblée générale a condamné mercredi avec une majorité « écrasante » les « annexions illégales » de territoires ukrainiens, et envoyé selon Joe Biden un « message clair » à Moscou.

Les 193 Etats membres réunis en urgence depuis lundi ont adopté cette résolution avec 143 voix pour, face à cinq pays contre et 35 qui se sont abstenus, parmi lesquels la Chine, l’Inde, le Pakistan et l’Afrique du Sud. Les cinq Etats qui ont voté contre sont, sans surprise, la Russie, la Biélorussie, la Syrie, la Corée du Nord et le Nicaragua.

Le Kremlin un peu moins soutenu

Par rapport à un vote datant de mars, condamnant l’invasion de l’Ukraine, le soutien à la Russie s’est très légèrement érodé. Le Bangladesh, l’Irak et le Sénégal, qui s’étaient abstenus en mars, ont cette fois voté pour condamner Moscou. L’Érythrée, qui avait rejeté la résolution en mars, s’est par contre abstenue. Enfin, le Nicaragua, qui subit des critiques toujours plus vives de la communauté internationale en matière de droits humains, a fait le chemin inverse, puisqu’il s’était abstenu en mars et a cette fois refusé de condamner Moscou.

Avec ce texte, corédigé par l’Union européenne et présenté par l’Ukraine, les Occidentaux, Washington en tête, entendaient démontrer que le président Vladimir Poutine était « isolé » sur la scène internationale, sept mois après le déclenchement de la guerre.

NOTRE DOSSIER SUR LA GUERRE EN UKRAINE

Avant le vote, l’ambassadrice américaine à l’ONU Linda Thomas-Greenfield avait exhorté le plus de pays possible à ne pas s’abstenir : « Aujourd’hui, la Russie envahit l’Ukraine. Mais demain le territoire d’une autre nation pourrait être violé. Cela pourrait être vous. Vous pourriez être le prochain » pays. Son homologue français Nicolas de Rivière a renchéri : « En envahissant son voisin, la Russie a décidé d’ouvrir la voie à d’autres guerres d’annexion. Ce qui se passe aujourd’hui en Europe peut se passer demain ailleurs : en Asie, en Afrique, en Amérique latine ».

Au final, la résolution « condamne les tentatives d’annexions illégales » des régions de Donetsk, Lougansk, Zaporojie et Kherson après des « prétendus référendums illégaux » et souligne que ces actions n’ont « aucune validité » au regard du droit international. Le texte appelle également à ce qu’aucun Etat ne reconnaisse ces annexions et réclame le retrait immédiat des troupes russes d’Ukraine. Ainsi, l’ONU exige que Moscou « revienne immédiatement et de manière inconditionnelle sur sa décision du 29 septembre » relative à l’intégration des régions ukrainiennes au sein de la Russie.

Le 30 septembre, Moscou avait utilisé son veto pour bloquer au Conseil de sécurité cette même résolution condamnant les annexions en Ukraine. En dehors du veto russe, le texte avait recueilli 10 voix pour sur les 15 membres du Conseil. La Chine, l’Inde, le Brésil et le Gabon s’étaient abstenus et les Occidentaux avaient alors déjà vanté une preuve de l’isolement de la Russie.

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