Royaume-Uni : Emmanuel Macron est un « ami », estime désormais Liz Truss

friends Fin août, la conservatrice Liz Truss -alors cheffe de la diplomatie et candidate à Downing Street- avait créé la polémique en refusant de dire si Emmanuel Macron était un « ami » ou un « ennemi »

20 Minutes avec AFP
Liz Truss et Emmanuel Macron lors de la réunion de la Communauté politique européenne, à Prague, le 6 octobre 2022.
Liz Truss et Emmanuel Macron lors de la réunion de la Communauté politique européenne, à Prague, le 6 octobre 2022. — Alastair Grant/AP/SIPA

La Première ministre britannique Liz Truss a estimé jeudi que le président français Emmanuel Macron était un « ami » du Royaume-Uni, après avoir botté en touche cet été sur la question.

« Il est un ami », a affirmé aux journalistes la cheffe du gouvernement britannique, depuis Prague où se tient le premier sommet de la communauté politique européenne.



« Je travaille très, très étroitement avec le président Macron et le gouvernement français. Nous parlons de la façon dont le Royaume-Uni et la France peuvent travailler plus étroitement ensemble pour construire plus de centrales nucléaires et s’assurer que les deux pays ont une sécurité énergétique à l’avenir », a affirmé Mme Truss.

« L’ennemi est Vladimir Poutine »

« Nous sommes tous deux très clairs sur le fait que l’ennemi est Vladimir Poutine, qui, par sa guerre effroyable en Ukraine, a menacé la liberté et la démocratie en Europe et a fait grimper les prix de l’énergie auxquels nous devons tous faire face aujourd’hui », a-t-elle ajouté.

Fin août, la conservatrice Liz Truss -alors cheffe de la diplomatie et candidate à Downing Street- a créé la polémique en refusant de dire si Emmanuel Macron était un « ami » ou un « ennemi ». « Le jury est toujours en train de délibérer », avait-elle lancé. Le président français a réagi en déclarant que le Royaume-Uni était « une nation amie, forte et alliée, quels que soient ses dirigeants ».

« Approfondir la coopération en matière de migration illégale »

Depuis, le Royaume-Uni a tenté de calmer le jeu alors que de nombreux contentieux opposent les deux pays, notamment la gestion des dossiers de l’après-Brexit, comme la pêche ou l’Irlande du Nord. Les deux dirigeants se sont vus lors de l’Assemblée générale des Nations unies mi-septembre. Et mardi, le ministre britannique des Affaires étrangères James Cleverly a affirmé qu’il n’avait « aucun doute » que le Royaume-Uni travaillerait « merveilleusement » avec la France, malgré les frictions récurrentes entre les deux pays.

Après leur rencontre jeudi, Liz Truss et Emmanuel Macron se sont mis d’accord pour « approfondir la coopération en matière de migration illégale dans les limites du droit international, s’attaquer aux groupes criminels qui se livrent au trafic d’êtres humains à travers l’Europe, ce qui se termine par des voyages dangereux à travers la Manche », selon un communiqué de Downing Street.