Indonésie : Le chef de la police locale limogé après la bousculade meurtrière dans un stade

Sanctions Le porte-parole de la police nationale a annoncé le limogeage du chef de la police locale et la suspension de neuf policiers suite au drame qui s’est produit samedi

20 Minutes avec AFP
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Le Kanjuruhan Stadium, en plein chaos samedi.
Le Kanjuruhan Stadium, en plein chaos samedi. — Yudha Prabowo/AP/SIPA

L’heure de rendre des comptes. Après l’effroi provoqué par le mouvement de foule qui a coûté la vie à 125 personnes dans un stade de football samedi en Indonésie, le porte-parole de la police nationale a annoncé de premières sanctions. Le chef de la police de la ville indonésienne de Malang a ainsi été démis de ses fonctions.

« Sur la base de notre enquête (…) le responsable de la police nationale a pris la décision de limoger le chef de la police de Malang Ferli Hidayat et de le remplacer », a déclaré Dedi Prasetyo au cours d’une conférence de presse télévisée. Ce dernier a également informé de la suspension de neuf policiers, qui « font tous l’objet d’une enquête ». Au total, 28 agents des forces de l’ordre ont été interrogés, notamment à propos de l’usage des grenades lacrymogènes sur le site.



50 millions de roupies de compensation pour les familles de victimes

A la télévision, le président du club de football de Malang a présenté ses excuses lundi. « J’endosse l’entière responsabilité pour les incidents qui se sont produits. Je présente mes profondes excuses aux victimes, à leurs familles, aux Indonésiens et à la Liga 1 », la première division locale, a déclaré Gilang Widya Pramana, en pleurs.

Son équipe a visité le site du drame lundi vêtue de t-shirts noirs pour rendre hommage aux victimes et déposer des fleurs, avant de se rassembler sur le terrain pour des prières. Le président indonésien Joko Widodo avait annoncé dès dimanche l’ouverture d’une enquête. Il a promis le versement de compensations de 50 millions de roupies (3.200 dollars) aux familles de victimes.