Le roi de Belgique accepte la démission du gouvernement d'Yves Leterme

BELGIQUE La relance des négociations entre Flamands et francophones a échoué...

Avec agence

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Le gouvernement d’Yves Leterme a présenté sa démission ce jeudi 22 avril 2010.
Le gouvernement d’Yves Leterme a présenté sa démission ce jeudi 22 avril 2010. — F. LENOIR / REUTERS

Le roi des Belges Albert II a accepté lundi la démission du gouvernement d'Yves Leterme, après une tentative infructueuse de relancer les négociations entre Flamands et francophones sur leur contentieux linguistique, selon un communiqué de presse.

«Le roi a accepté la démission du gouvernement que le Premier ministre lui avait présentée le jeudi 22 avril et a chargé le gouvernement de l'expédition des affaires courantes», indique ce bref communiqué.

La semaine dernière, le roi, dont l'aval est indispensable pour valider ou non la démission d'un gouvernement, avait décidé de se donner un peu de temps pour tenter de renouer les fils du dialogue entre les deux grandes communautés linguistiques du pays.

Echec de la conciliation de la dernière chance

Le chef de file des libéraux francophones, le ministre des Finances Didier Reynders, avait été chargé samedi d'une mission de conciliation présentée comme celle de la dernière chance.

Et lundi matin encore Didier Reynders, président du parti libéral francophone, assurait que «tous les éléments étaient rassemblés» pour que les pourparlers reprennent. «Mais ce n'était pas le cas pour l'Open VLD et le CD&V», les partis libéral et chrétien-démocrate flamands membres de la coalition gouvernementale d'Yves Leterme, selon la télévision flamande VRT.

Les deux communautés se disputent tout particulièrement sur les droits linguistiques des francophones dans la banlieue flamande de Bruxelles. Cette question, liée au district bilingue français-néerlandais de «Bruxelles-Hal-Vilvorde», dit «BHV», a été à l'origine de la démission jeudi du gouvernement, provoquée par le départ de la coalition au pouvoir du parti libéral flamand, mécontent de l'absence de progrès.

Lundi, l'Open VLD a de nouveau fixé à jeudi la limite pour conclure ces négociations, un délai jugé trop court par les francophones.