Thaïlande : Le royaume fait passer de 12 à 20 semaines le délai légal pour avorter

IVG Jusqu’en février 2021, les avortements étaient illégaux en Thaïlande, sauf en cas de viol ou de menace pour la vie de la mère

20 Minutes avec AFP
Le drapeau de la Thailande (illustration).
Le drapeau de la Thailande (illustration). — Jeppe Gustafsson//SIPA

La loi sur les IVG s’assouplit encore en Thaïlande. Le royaume va légaliser l’avortement jusqu’à vingt semaines, facilitant ainsi un peu plus l’accès des femmes enceintes à cette procédure médicale jusqu’alors restreinte, a annoncé mardi le gouvernement.

Les interruptions de grossesse sont restées illégales en Thaïlande, sauf en cas de viol ou de menace pour la vie de la mère, jusqu’en février de l’année dernière, date à laquelle la loi a été levée pour les femmes enceintes de moins de douze semaines. Toutefois, les IVG restent fortement stigmatisées dans ce pays à majorité bouddhiste, marqué par la découverte en 2010 de quelque deux mille fœtus avortés illégalement dans un temple.

Jusqu’à six mois de prison avant la nouvelle loi

Les avortements jusqu’à vingt semaines seront donc désormais autorisés, a indiqué un communiqué officiel, ajoutant que « l’interruption de grossesse ne sera pas considérée comme un crime ». Auparavant, l’avortement était passible d’une amende pouvant atteindre plus de 260 dollars ou de six mois de prison, voire des deux.

Un avis publié lundi dans le Royal Gazette précise que les femmes enceintes de plus de douze semaines mais de moins de vingt semaines qui souhaitent avorter doivent « consulter des conseillers médicaux afin de disposer de toutes les informations avant de décider d’interrompre la grossesse ». Malgré la modification de la loi en février 2021, l’accès à l’avortement dans le royaume reste toutefois limité dans le pays.