Guerre en Ukraine : Echange de prisonniers et exode russe pour échapper à la mobilisation

RECAP' « 20 Minutes » fait le point pour vous tous les soirs sur l’avancée du conflit en Ukraine

20 Minutes avec AFP
Le ministre ukrainien de l'Intérieur Denys Monastyrsky (deuxième à gauche) s'entretient avec le commandant du régiment d'Azov Denys Prokopenko (deuxième à droite) qui a été libéré lors d'un échange de prisonniers entre la Russie et l'Ukraine, à Tchernyhiv, en Ukraine, mercredi 21 septembre 2022.
Le ministre ukrainien de l'Intérieur Denys Monastyrsky (deuxième à gauche) s'entretient avec le commandant du régiment d'Azov Denys Prokopenko (deuxième à droite) qui a été libéré lors d'un échange de prisonniers entre la Russie et l'Ukraine, à Tchernyhiv, en Ukraine, mercredi 21 septembre 2022. — /AP/SIPA
  • La Russie a lancé son « opération militaire » en Ukraine le jeudi 24 février. Tous les soirs, à 19h30, 20 Minutes vous propose son point récap' sur le conflit diplomatique russo-ukrainien devenu une guerre qui fait chaque jour des morts, des blessés et des milliers de réfugiés.
  • Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Et qui soutient qui et pourquoi ? Vous saurez tout sur l’avancée des négociations et sur les événements de cette crise qui secoue la Russie, l’Ukraine, l’Europe ou encore les Etats-Unis.
  • Ce jeudi, Kiev a échangé 215 prisonniers, dont de nombreux défenseurs de l’aciérie d’Azovstal à Marioupol, contre 55 prisonniers russes.

Vous avez raté les derniers événements sur les tensions en Ukraine ? Pas de panique, 20 Minutes fait le point pour vous tous les soirs, à 19h30. Qui a fait quoi ? Qui a dit quoi ? Où en sommes-nous ? La réponse ci-dessous :

L’info du jour

C’est le plus important échange de prisonniers militaires qu’ont fait la Russie et l’Ukraine depuis le début de la guerre, fin février. « Nous avons réussi à libérer 215 personnes », a déclaré mercredi soir à la télévision le chef de l’administration présidentielle ukrainienne Andriï Iermak. Kiev a notamment récupéré 188 « héros » ayant défendu l’aciérie Azovstal à Marioupol, symbole de la résistance à l’invasion russe, et cette ville du sud - dont 108 membres du régiment Azov.

La Russie a récupéré 55 prisonniers dont l’ex-député Viktor Medvedtchouk, un proche du président russe Vladimir Poutine, accusé de haute trahison en Ukraine, a précisé Volodymyr Zelensky dans son adresse quotidienne. Dix prisonniers de guerre - y compris cinq Britanniques et deux Américains –, dont le transfert de Russie en Arabie saoudite plus tôt dans la journée dans le cadre d’un échange entre Moscou et l’Ukraine avait été annoncé par la diplomatie saoudienne, font partie de cet échange, a-t-il ajouté.

La phrase du jour

On ne peut pas laisser Poutine s’en tirer »

Le secrétaire d’Etat américain Antony Blinken a appelé ce jeudi la communauté internationale à contraindre le président russe Vladimir Poutine à rendre des comptes pour son invasion de l’Ukraine, lors d’une réunion du Conseil de sécurité. D’après Washington, Moscou a « mis en pièces l’ordre international ».

Le chiffre du jour

1.332. C’est le nombre minimum de Russes arrêtés après des manifestations improvisées pour contester la mobilisation partielle ordonnée par Vladimir Poutine, dans au moins 38 villes de Russie.

La tendance du jour

L’annonce de Vladimir Poutine de mobiliser une partie des réservistes du pays a provoqué un vent de panique en Russie. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a estimé jeudi que les informations faisant état d’un exode des Russes étaient « grandement exagérées ». Reste que selon l’outil Google Trends, qui permet de suivre les tendances des recherches sur Google, la fréquence de la requête « quitter la Russie » a été multipliée par près de 100 après l’annonce de mobilisation mercredi matin.

Et les vols au départ de la Russie, très limités et onéreux depuis l’adoption des sanctions occidentales dans la foulée de l’invasion de l’Ukraine, affichaient complets dans les prochains jours pour quasiment toutes les destinations encore disponibles. Même le fils du porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, est accusé d’avoir refusé d’être mobilisé en Ukraine, après la publication d’une conversation téléphonique devenue virale sur Internet.

L’Allemagne est prête à accueillir des déserteurs de l’armée russe « menacés de grave répression », a déclaré la ministre allemande de l’Intérieur dans un entretien paru ce jeudi. Les autorités ont affirmé que 300.000 réservistes seraient appelés, mais de nombreux Russes redoutent une mobilisation beaucoup plus massive. Qui pourrait provoquer un exode encore plus important.