Guerre en Ukraine : Après le départ des Russes d'izioum, les récits d’arrestations et tortures se multiplient

conflit Revivez avec nous les dernières informations sur le conflit en ce dimanche 18 septembre

X.M., X.R.
— 
Des volontaires ukrainiens distribuent de la nourriture aux habitants d'Izioum après le départ des Russes.
Des volontaires ukrainiens distribuent de la nourriture aux habitants d'Izioum après le départ des Russes. — V Madiyevskyy/Ukrinform/SIPA

L’ESSENTIEL

  • La présidence tchèque de l’UE a appelé samedi à la création d’un tribunal international spécial après la découverte de centaines de corps enterrés près d’Izioum, ville reprise aux Russes dans l’est de l’Ukraine, où les combats continuent.
  • Les autorités ukrainiennes ont fait état vendredi de « 450 corps de civils portant des traces de mort violente et de torture » enterrés dans un bois à la périphérie d’Izioum. Le chargé des droits humains ukrainien, Dmytro Loubinets, a évoqué « probablement plus de 1.000 citoyens ukrainiens torturés et tués dans les territoires libérés ».
  • La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré souhaiter la comparution du président russe Vladimir Poutine devant la justice internationale pour crimes de guerre.
  • La centrale nucléaire de Zaporojie, enjeu ces dernières semaines d’affrontements entre Russes et Ukrainiens qui avaient entraîné l’arrêt de tous ses réacteurs, a été reconnectée au réseau ukrainien, ce qui permet de sécuriser le refroidissement des installations.

A VOIR

A LIRE AUSSI





22h53 : Ce live est désormais terminé

Merci à tous de nous avoir suivis. Bonne soirée à tous.

18h53 : Après le départ des Russes, les récits d’arrestations et tortures se multiplient

A Koupiansk, Izioum, Balakliïa, dans l’est de l’Ukraine, des villes fraîchement reconquises par les forces ukrainiennes, des récits de détentions arbitraires et de tortures par les occupants se dévoilent. Dans l’hôpital d’Izioum, Mykhaïlo Tchindeï, 67 ans, a recommencé à marcher depuis peu. Son bras dans le plâtre et en écharpe est un douloureux souvenir de la présence russe dans ville.

« Le 27 août dans la nuit, l’école près de ma maison a été bombardée », raconte-t-il. « Il y avait des soldats russes dedans et il y a eu beaucoup de morts et de blessés », dit-il. Après ce bombardement, les Russes ont arrêté Mykhaïlo Tchindeï en l’accusant « d’avoir donné les coordonnées de l’école aux forces ukrainiennes ». Ils voulaient savoir où se trouvaient les troupes ukrainiennes et s’il avait communiqué avec elles. « Ils m’ont mis un sac sur la tête et m’ont emmené (…) lorsque j’ai pu voir, j’ai reconnu l’endroit, c’était le poste de police d’Izioum », dit-il. Il y a été retenu 12 jours dans une cellule humide de cinq mètres sur cinq, avec sept autres personnes.

« Au deuxième jour, ils m’ont cassé le bras. Une personne me tenait la main et une autre me cognait le bras avec une barre de métal. Ils me battaient pendant deux heures presque chaque jour. J’ai perdu connaissance plusieurs fois », assure-t-il. « Ils m’ont frappé les talons, le dos, les jambes et les reins », ajoute-t-il. Selon lui, au moins un homme est décédé dans ce sous-sol.

18h24 : A Sviatohorsk, les soldats ukrainiens trinquent à la bière sans alcool




18h17 : Quand l'histoire prend une drôle de tournure

« J'ai pensé à quelque chose : que dirait mon défunt grand-père, un vétéran de la guerre, s'il découvrait que je suis allé combattre les Russes dans un uniforme allemand ? », tweete ce combattant habillé grâce aux dons européens.





17h51 : « Nous sommes capables de détruire le mal »

Pour le chef de cabinet de Volodymyr Zelensky, Andriy Yermak, négocier avec la Russie ne mènera à rien. « Le mal ne peut être guéri que par la destruction. Nous sommes capables de détruire le mal », affirme-t-il.




16h53 : Alla Pougatcheva, superstar de la variété russe, dénonce le conflit en Ukraine

La chanteuse russe Alla Pougatcheva, superstar de la variété depuis des décennies, a dénoncé dimanche le conflit en Ukraine, évoquant la mort de soldats « pour des objectifs illusoires », au moment où le Kremlin réprime toute critique. Sur son compte Instagram, suivi par près de 3,5 millions de personnes, Alla Pougatcheva, 73 ans, a réagi à l’annonce, vendredi, du placement de son mari, le comédien Maxime Galkine, sur la liste infamante des « agents de l’étranger » en Russie.

« Je vous demande de me classer parmi les agents de l’étranger de mon cher pays », a écrit Alla Pougatcheva, dans un message à l’intention du ministère russe de la Justice. « Car je suis solidaire avec mon mari, une personne honnête, intègre et sincère, un véritable patriote russe, incorruptible, qui souhaite que sa Patrie prospère et vive en paix », a-t-elle indiqué.

15h43 : La belle histoire du jour

Touché aux poumons « alors qu'il tentait d'évacuer des civils de Kharkiv », Serhiy Ivanchuk, un chanteur d'opéra, est rétabli et « chante à nouveau ». « Rien ne peut briser l'esprit ukrainien », se réjouit le ministère ukrainien de la Défense.




13h35 : La Russie vise de plus en plus les infrastructures civiles, selon Londres

Dans son rapport quotidien, le ministère britannique de la Défense établit qu’« au cours des sept derniers jours, la Russie a accru son ciblage des infrastructures civiles », même là où il n’y a « probablement aucun effet militaire immédiat ».




13h24 : 10 cargos de céréales quittent Odessa

Un total de 10 cargos chargés de 169.000 tonnes de produits agricoles vont quitter le port d'Odessa au fil de la journée, « en direction de certains pays africains, asiatiques et européens », affirme le Kyiv Independant.




13h13 : Quatre médecins tués dans un bombardement

Quatre médecins ont été tués et deux patients blessés dans le bombardement par l’armée russe d’un hôpital psychiatrique à Strelechya, selon le gouverneur de Kharkiv Oleg Syniehubov.

12h58 : Poutine appelle les présidents tadjik et kirghiz à éviter une « nouvelle escalade »

Le président russe Vladimir Poutine a appelé dimanche le Kirghizstan et le Tadjikistan à la désescalade lors d’appels téléphoniques avec les présidents de ces deux ex-républiques soviétiques d’Asie centrale, qui se sont affrontées cette semaine à leur frontière. « Vladimir Poutine a appelé les parties à empêcher une nouvelle escalade et à prendre des mesures pour résoudre la situation le plus rapidement possible, et cela uniquement par des voies pacifiques et politico-diplomatiques », selon un communiqué du Kremlin.

11h44 : Tensions entre occupants ?

L’hypothèse d’un groupe armé ukrainien éliminé à Kherson est niée par Kiev. Selon le conseiller présidentiel Mykhaïlo Podolyak, les tirs étaient en fait « une manifestation de la tension croissante » entre plusieurs forces d’occupation, notamment « les militants de Kadyrov et l’armée russe ». Pour rappel, le président tchétchène a récemment critiqué la stratégie militaire de Moscou. « Les parties se partagent le butin avant de s’enfuir compte tenu de l’approche des forces armées ukrainiennes », prophétise Podolyak.




11h04 : L’occupation russe dit avoir « éliminé » un groupe armé à Kherson

Les autorités d’occupation russes à Kherson, dans le sud de l’Ukraine, ont affirmé qu’un groupe armé avait été détruit lors de combats samedi soir dans le centre de cette ville, qui est l’objectif d’une contre-offensive ukrainienne. « Dans le centre de Kherson, un affrontement a opposé des unités de l’armée russe qui patrouillaient dans les rues de la ville et un groupe non identifié », a indiqué samedi soir sur Telegram l’administration d’occupation.

« Après un bref combat, les assaillants ont été éliminés », a poursuivi cette source, précisant qu’aucun soldat russe et aucun civil n’avait été blessé. Côté ukrainien, la porte-parole du commandement Sud de l’armée, Natalia Goumeniouk, a dénoncé une « provocation ». « Nous avons prévenu que des provocations allaient avoir lieu entre les 17 et 20 septembre. Elles sont destinées à entacher l’image des forces armées ukrainiennes », a-t-elle ajouté.

10h24 : « Pire que ce que vous pouvez imaginer »

La journaliste française Emmanuelle Chaze, présente à Izioum, confirme qu’« au moins une partie des gens qui ont été récemment enterrés ont été torturés et ont eu des morts violentes ». « C’est pire que tout ce que vous pouvez imaginer », lance-t-elle.




10h06 : Washington désormais séduit par l’idée de réformer l’ONU

La réforme de l’ONU et de son Conseil de sécurité est un serpent de mer qui ressurgit à l’approche de chaque Assemblée générale des Nations unies. Mais ces appels sont aujourd’hui relayés par un allié des plus improbables : les Etats-Unis, exaspérés par l’utilisation par Moscou de son veto, en pleine guerre ukrainienne.

Dans un discours récent, l’ambassadrice américaine à l’ONU Linda Thomas-Greenfield s’est montrée en faveur de « propositions sensibles et crédibles » pour élargir et donc réformer le Conseil de sécurité, qui compte aujourd’hui 5 membres permanents (Etats-Unis, Russie, Chine, Royaume-Uni et France) et 10 non-permanents.

« Nous ne devons pas défendre un statu quo intenable et dépassé », a-t-elle plaidé. « Mais plutôt faire preuve de flexibilité et d’ouverture, au nom d’une plus grande crédibilité et légitimité », a affirmé l’ambassadrice. « Tout membre permanent qui use de son droit de veto pour défendre ses propres actions perd toute autorité morale et doit être tenu pour responsable », a-t-elle aussi averti. Ce type de propos font sourire Pékin et Moscou, qui renvoient à l’époque de Bush fils, quand les Etats-Unis n’avaient pas hésité à contourner le Conseil de sécurité pour envahir l’Irak.

9h15 : La présidence tchèque de l’UE veut un tribunal spécial pour Izioum

La présidence tchèque de l’UE a appelé samedi à la création d’un tribunal international spécial après la découverte de centaines de corps enterrés près d’Izioum, ville reprise aux Russes dans l’est de l’Ukraine, où les combats continuent.

« Au XXIe siècle, de telles attaques contre la population civile sont impensables et odieuses », a déclaré samedi sur Twitter le ministre tchèque des Affaires étrangères, Jan Lipavsky, dont le pays assure la présidence tournante de l’Union européenne.

Les autorités ukrainiennes ont fait état vendredi de « 450 corps de civils portant des traces de mort violente et de torture » enterrés dans un bois à la périphérie d’Izioum.

8h44 : A Izioum, « le processus d’exhumation se poursuit »

L’horreur domine à Izioum. Les autorités ukrainiennes ont fait état vendredi de « 450 corps de civils portant des traces de mort violente et de torture » enterrés dans un bois à la périphérie de la ville. « Nous savons que certains ont été tués (abattus), d’autres sont morts à cause de tirs d’artillerie, de traumatismes dus à l’explosion de mines. Certains sont morts dans des frappes aériennes » et « de nombreux corps n’ont pas encore été identifiés », a expliqué Serguiï Botvinov, un responsable de la police régionale.

Dans son allocution quotidienne, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé samedi soir que « le processus d’exhumation se poursuit ». « De nouvelles preuves de torture ont été trouvées », a-t-il également ajouté.

8h31 : La mise en garde de Biden

Le président américain Joe Biden a une nouvelle fois mis en garde son homologue russe contre l’utilisation d’armes chimiques ou nucléaires en Ukraine.

« Cela changerait le cours de la guerre, comme jamais depuis la Seconde Guerre mondiale (…) Ne le faites pas, ne le faites pas, ne le faites pas », a enjoint le locataire de la Maison-Blanche sur CBS, promettant une réponse « conséquente » des Etats-Unis si cette étape venait à être franchie.

8h17 : Hommage à Chapoval

A Kiev, samedi, des centaines d’Ukrainiens participaient à l’opéra national à une cérémonie d’adieux à l’ancien danseur soliste puis pédagogue Oleksandr Chapoval. Il a été tué par un tir de mortier le 12 septembre à 47 ans dans l’est du pays, où il s’était engagé pour combattre les Russes.

8h00 : L’horreur à Izioum au cœur de ce nouveau Live

Bonjour et bienvenue dans ce nouveau live dédié à la guerre en Ukraine. Même le dimanche, la rédaction de 20 Minutes vous informe et garde l’œil sur le conflit. L’indignation est particulièrement forte en Occident à la suite des découvertes macabres près d’Izioum, ville reprise aux Russes dans l’est de l’Ukraine. Les Etats-Unis et l’Union européenne tiennent pour responsable le Kremlin. La Russie devra « rendre des comptes » a ainsi assuré le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell.