Au Brésil, des primates lapidés à cause de la variole du singe

Bête L’OMS déplore qu’ils soient pris pour cible par des Brésiliens furieux

20 Minutes avec AFP
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Les singes ont un système de communication qui associe des vocalisations différenciées à des situations éthologiques différentes
Les singes ont un système de communication qui associe des vocalisations différenciées à des situations éthologiques différentes — © J. Haughton / Unsplash

Victimes collatérales… Si l’actuelle épidémie de variole du singe se transmet entre humains, les primates, incriminés dans le nom de la maladie, sont devenus une cible pour certains. L’Organisation mondiale de la santé a ainsi déploré mardi que des primates aient pu être attaqués au Brésil.

« Les gens doivent savoir que la transmission que l’on voit actuellement se produit entre humains », a déclaré une porte-parole de l’OMS, Margaret Harris, lors d’un point de presse régulier à Genève.

Empoisonnements, jets de pierre

Le site d’informations brésilien G1 a indiqué qu’une dizaine de singes auraient été empoisonnés, et certains blessés, en moins d’une semaine dans une réserve naturelle de Rio do Preto, dans l’Etat de Sao Paulo. D’autres ont reçu des jets de pierre ou ont été pourchassés ou empoisonnés dans différentes villes brésiliennes, selon G1 qui cite l’association de lutte contre le trafic illégal d’animaux sauvages Renctas.

Le terme de variole du singe a été utilisé lorsque ce virus fut découvert en 1958 chez des singes dans un laboratoire au Danemark, mais le virus a été mis en évidence chez différentes espèces animales, en particulier les rongeurs. Le premier cas humain a été détecté en 1970 en République démocratique du Congo (RDC).

Reconnaître les symptômes

Ce virus peut se transmettre de l’animal à l’homme mais l’explosion récente des cas dans le monde est due à la transmission entre humains lors de contacts étroits, a expliqué Margaret Harris.

Les gens « ne devraient certainement pas s’attaquer aux animaux », a-t-elle dit, en soulignant que le meilleur moyen de freiner la propagation du virus était de reconnaître les symptômes, d’obtenir de l’aide auprès d’un médecin et de prendre « des précautions pour empêcher la transmission ».