Eruption volcanique: l'aéroport de Stockholm à l'arrêt

REPORTAGE De nombreux vols ont été annulés...

A Stockholm, Boris Bastide
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«I want to go home.» A Arlanda, l’aéroport de Stockholm ce jeudi, la phrase est sur toutes les lèvres. Rentrer à la maison. Quand sur le tableau, les vols s’affichent en rouge, annulés les uns après les autres. D’abord en direction de la Norvège dans la matinée, puis très vite l’Angleterre, les Pays-Bas, la Belgique, la France et le Danemark… Vers 16h, plus possible de quitter la Suède. Et ce peut-être pour plusieurs jours. Impossible de déterminer quand s’arrêtera le nuage de cendres provoqué par une éruption en Islande.

 

«Ça me fait deux jours pour visiter la ville»

 

Aux comptoirs des compagnies aériennes, les queues s’allongent très vite. Notamment chez SAS, la plus importante du pays. Sauf qu’ici, il faut prendre un ticket. Et un numéro 328 tiré à 12h20 ne donne accès à une hôtesse que trois heures et demi plus tard. Dans le terminal, les passagers attendent. Dans le calme. Assis avec leurs bagages sur les tapis normalement réservés à l’enregistrement des valises.

Michele, qui cherche à rentrer à Milan, a un peu de chances. La compagnie lui a réservé un vol vers l’Italie pour le dimanche matin. En espérant que tout rentre dans l’ordre. «Ça me fait deux jours pour visiter la ville», explique-t-il.

Diana, qui cherche à rejoindre Madrid, a moins de chance. Sa compagnie tchèque lui recommande de se débrouiller toute seule. Un peu partout, les passagers tentent de contacter les agences de voyage pour réserver un nouveau vol ou un train. Mais tout est complet. Les sites difficiles à accéder du fait du pic de fréquentation. «Peut-être vaut-il mieux louer une voiture», confie l’Espagnole. Ici, la situation est si incertaine qu’un périple de 3.000 kilomètres en auto n’est plus une solution déraisonnable. En attendant, tous passeront la nuit à Stockholm.