Une organisation scientifique chargée de superviser le Giec

CLIMAT Une décision prise par l'ONU après les récentes polémiques...

P.B. avec agence

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Le Mont Everest, photographié le 5 mai 2008
Le Mont Everest, photographié le 5 mai 2008 — REUTERS/D.GRAY

Une babysitter pour le Giec. L'ONU a chargé mercredi une organisation scientifique internationale de renom de superviser les travaux de son organe spécialisé sur l'évolution du climat, récemment critiqué pour des erreurs, tout en réaffirmant la réalité du réchauffement climatique.

Le secrétaire général, Ban Ki-moon, a annoncé à la presse qu'il avait demandé au Conseil inter-académique (InterAcademy Council, IAC), basé aux Pays-Bas, d'effectuer une étude «sur les procédures et méthodes» suivies par le Groupe intergouvernemental d'experts de l'ONU sur l'évolution du climat (Giec).

«Regrettable erreur»

Celui-ci, lauréat du prix Nobel de la Paix et dont les recherches servent de base à la Convention de l'ONU sur les changements climatiques (UNFCCC), a été mis sur la sellette par les sceptiques du réchauffement climatique après avoir reconnu avoir commis une «regrettable erreur» en affirmant que les glaciers de l'Himalaya «pourraient disparaître d'ici 2035, voire avant».

«Que ce soit bien clair: la menace posée par le changement climatique est réelle. Rien de ce qui a été affirmé ou révélé dans les médias récemment ne modifie le consensus scientifique de fond sur le changement climatique», a affirmé Ban Ki-moon. Mais, a-t-il ajouté, «nous devons agir sur la base des meilleures données scientifiques possible. Nous devons assurer une totale transparence, exactitude et objectivité et minimiser le potentiel d'erreur».