De forts heurts interreligieux

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La région de Jos, dans le centre du pays, est coutumière des flambées de violence. Placée sous couvre-feu de la tombée de la nuit au lever du jour depuis les attaques de janvier qui ont fait plus de 300 morts, essentiellement musulmans, elle a une nouvelle fois été le théâtre d'affrontements interreligieux. Les attaques perpétrées ce week-end par des musulmans contre trois villages chrétiens ont fait au moins 500 morts.

Selon différents témoignages, le massacre était coordonné et planifié. « L'attaque a commencé au milieu de la nuit et duré jusqu'au petit matin. Ils ont tiré des coups de feu pour effrayer les gens et les ont ensuite tués à la machette », a raconté à des journalistes Peter Gyang, un habitant de Dogo Nahawa. Au même moment, d'autres villages étaient pris pour cible. Les assaillants, des éleveurs de l'ethnie musulmane fulani, ont attaqué des chrétiens de l'ethnie berom. Hier, les associations et organisations de défense des droits de l'homme s'interrogeaient sur la lente réaction des autorités nigérianes, intervenues après la fin des tueries. Au cours de l'attaque, « nous n'avons pas vu le moindre policier », a affirmé Peter Gyang. W

A. Le G.