Coup de froid sur les relations diplomatiques Turquie-USA

DIPLOMATIE La Turquie a rappelé son ambassadeur aux Etats-Unis...

B.D. avec agence

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Le président américain Barack Obama (D) reçoit le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan (G) dans le Bureau Ovale, à la Maison Blanche, à Washington, le 7 décember 2009.
Le président américain Barack Obama (D) reçoit le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan (G) dans le Bureau Ovale, à la Maison Blanche, à Washington, le 7 décember 2009. — SHAWN THEW/EPA/SIPA

L'entente n'est plus cordiale. La Turquie a rappelé son ambassadeur aux Etats-Unis «pour consultations». Ce rappel intervient juste après l'adoption par une commission de la Chambre des représentants d'une résolution qualifiant de «génocide» les massacres d'Arméniens sous l'Empire ottoman.

«Nous condamnons cette résolution qui accuse la nation turque d'un crime qu'elle n'a pas commis», a déclaré le gouvernement turc par voie de communiqué. «A la suite de cet incident, notre ambassadeur à Washington, Namik Tan, a été rappelé à Ankara pour consultations», ajoute le texte.

«Génocide»

La résolution, qui n'a pas force de loi, adoptée à 23 voix contre 22, appelle le président américain à «qualifier de façon précise l'extermination systématique et délibérée de 1.500.000 Arméniens, de génocide».

Ce vote est intervenu après qu'Hillary Clinton, citée par le porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC) Michael Hammer, a déclaré que si le Congrès allait de l'avant dans l'adoption de cette résolution, cela «pourrait dresser des obstacles devant la normalisation des relations» entre la Turquie et l'Arménie.

Nuisance pour les relations turco-américaines

«Nous avons de sérieuses inquiétudes que ce texte (...) nuira aux relations turco-américaines et freinera les efforts de normalisation des relations turco-arméniennes», dit le communiqué officiel.

Ankara avait déjà rappelé son ambassadeur à Washington en 2007 lorsque le même comité parlementaire avait approuvé une résolution similaire. A l'époque, le président George W. Bush avait empêché que le texte soit soumis à l'ensemble des élus du Congrès.