Fillon repart de Jordanie avec 7 accords dont 2 dans le nucléaire

INTERNATIONAL Le Premier ministre a aussi parlé du Proche-Orient...

B.D. avec agence

— 

Le roi de Jordanie, Abdullah II, reçoit le Premier ministre français François Fillon au palais royal, à Amman, le 21 février 2010.
Le roi de Jordanie, Abdullah II, reçoit le Premier ministre français François Fillon au palais royal, à Amman, le 21 février 2010. — REUTERS/Muhammad Hamed

En pays «ami». Le Premier ministre français François Fillon a fait escale dimanche à Amman, en Jordanie, où la France veut amplifier sa présence économique, notamment dans le nucléaire civil.

Le chef du gouvernement français souhaite nouer un «partenariat global ambitieux», «commercial, d'investissement» et «technologique» qu'il a évoqué lors d'un déjeuner avec le roi Abdallah II pour «ouvrir une nouvelle page des relations» avec la Jordanie, en pleine ouverture de son économie.

Un accord minier pour Areva

Même si la France est le premier investisseur non arabe en Jordanie, François Fillon a souligné lors d'un Forum économique regroupant des chefs d'entreprises des deux pays que les exportations françaises -actuellement au 3e rang européen- «sont encore modestes», et que les entreprises françaises «suivent avec beaucoup d'intérêt les mégas-projets» jordaniens dans les secteurs de l'eau, de l'énergie, des transports et des nouvelles technologies.

Au total, sept accords ont été signés dont deux dans le nucléaire, comprenant un accord minier entre le gouvernement jordanien et le groupe français Areva pour l'exploitation des gisements d'uranium dans le centre du pays, d'un montant potentiel de 600 millions de dollars selon Matignon. François Fillon a aussi défendu la candidature d'Areva, qui a récemment perdu un marché à Abou Dhabi contre les sud-Coréens, pour la construction de deux centrales dans le golfe d'Aqaba «représentant plusieurs milliards d'euros».

Discussions sur le Proche-Orient

Il a par ailleurs rappelé le «rôle précieux et inlassable de facilitateur que la Jordanie joue pour une reprise des négociations de paix» au Proche-Orient. La Jordanie, dont la majorité de la population est d'origine palestinienne, est avec l'Egypte le seul pays arabe à avoir signé, en 1994, un traité de paix avec l'Etat hébreu. Paris et Amman «partagent la même vision, le même diagnostic, le même objectif: un état palestinien viable, indépendant, démocratique vivant en paix aux côtés d'Israël dans des frontières sûres et reconnues sur la base des frontières de 1967», a-t-il affirmé.

Il a réitéré l'offre de la France d'organiser une grande conférence pour la paix à Paris. «La Jordanie appuie tous les efforts qui nous permettront d'arriver à la paix pour la création d'un état palestinien stable», lui a répondu son homologue Samir Rifaï. François Fillon est reparti pour Paris dans l'après-midi, et rencontrera lundi le président de l'autorité palestinienne Mahmoud Abbas, en visite en France.