Non, Gordon Brown n'est pas un tyran avec ses collaborateurs

POLEMIQUE Le Premier ministre britannique n'a «jamais, jamais» frappé quelqu'un...

Avec agence

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Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, le 20 février 2010.
Le Premier ministre britannique, Gordon Brown, le 20 février 2010. — T. MELVILLE/ REUTERS

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a affirmé qu'il n'avait «jamais, jamais» frappé quiconque alors que des informations publiées dimanche affirment qu’il aurait rudoyé des collaborateurs.

«Si je me mets en colère, je me mets en colère contre moi-même», a indiqué le Premier ministre sur la chaîne Channel 4 samedi soir «Je lance des journaux sur le sol ou quelque chose comme cela». Mais «laissez-moi expliquer, absolument clairement, pour qu'il n'y ait aucun malentendu: je n'ai jamais, jamais frappé quiconque de ma vie».

 

Un livre affirme qu’il a rudoyé ses collaborateurs

Cette interview répond à la publication dans l'hebdomadaire The Observer dimanche d'extraits d'un livre de l'éditorialiste Andrew Rawnsley, qui rapporte une série d'épisodes colériques du Premier ministre au 10, Downing Street. «Mis en colère après avoir appris une mauvaise nouvelle, alors qu'il était dans sa voiture de Premier ministre, Gordon Brown a frappé avec son poing sur le dos du siège du passager», écrit le journal.

Le policier assis à cette place «a tressailli sous le choc», tandis que «le conseiller assis à côté de Gordon Brown (...) s'est recroquevillé parce qu'il craignait que "le Premier ministre s'apprête à le frapper au visage"», poursuit l'Observer.

Le personnel effrayé

Selon ce livre, le secrétaire au Cabinet Gus O'Donnell, fonctionnaire au rang le plus élevé, a demandé à Gordon Brown de changer son comportement après avoir constaté que les débordements du Premier ministre effrayaient le personnel.

«Ce n'est pas ainsi que l'on obtient ce que l'on veut», aurait dit M. O'Donnell à Gordon Brown, selon l'auteur. Gus O'Donnell a vu la nécessité «de rassurer les fonctionnaires, les opérateurs de téléphone maltraités et d'autres collaborateurs heurtés», rapporte l'Observer.

«Allégations sans fondement»

Un porte-parole du Cabinet a souligné qu«il n'était absolument pas vrai que le secrétaire au Cabinet avait demandé une enquête sur le traitement par le Premier ministre de ses collaborateurs». «Ces allégations médisantes sont absolument sans aucun fondement», a ajouté le porte-parole du Premier ministre.