Le bilan s'alourdit à Madère après les pluies torrentielles

INTEMPERIES Le dernier bilan fait état de 42 morts et plus de 120 blessés...

Avec agence

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Des pluies torrentielles ont fait plusieurs dizaines de mort dans l'île portugaise de Madere le 20 février 2010.
Des pluies torrentielles ont fait plusieurs dizaines de mort dans l'île portugaise de Madere le 20 février 2010. — D. SA/REUTERS

Le bilan s’alourdit d’heures en heures après les pluies torrentielles qui se sont abattues samedi sur l'île portugaise de Madère. Elles ont fait au moins 42 morts et et plus de 120 ont été blessées, selon un nouveau bilan, encore provisoire, des autorités régionales. Le précédent bilan faisait état de 32 morts et 68 blessés, selon le secrétaire régional aux Affaires sociales, Francisco Ramos.

Dimanche, la pluie avait cessé, laissant place à des scènes de désolation, notamment à Funchal, la capitale régionale de 100.000 habitants située en bord de mer et qui s'est réveillée dévastée par des torrents de boue. Trente personnes restaient hospitalisées dimanche après-midi, selon le service des urgences de l'hôpital de Funchal.

Dans cette ville, les pompiers ont retrouvé 17 cadavres, mais le bilan pourrait être plus important, de nombreuses maisons et véhicules restant ensevelis sous la boue et les gravats, plus de 24 heures après la catastrophe. Un centre commercial de Funchal a été entièrement détruit, et les pompiers redoutaient de découvrir des victimes dans le parking souterrain, encore sous les eaux.

Dimanche toute la journée, les secours, aidé d'engins lourds, ont déblayé les débris amoncelés dans la partie basse de la ville, située en bord de mer et où s'alignent sur des kilomètres complexes touristiques et hôtels de luxe.

Le retour à la normale pourrait prendre «des semaines»

«Il y a des tonnes de gravats dans les rues. Beaucoup de boue et de débris. Les rues sont défoncées. Par endroits, la route s'est effondrée et un rond-point a même disparu», a raconté Aymeric Paysan, un Français de 27 ans, boulanger dans un hôtel de la ville. Dans le district voisin de Ribeira Brava, également situé sur la côte méridionale de l'île, le commandant local des pompiers, Agostinho Silva, a estimé que le retour à la normale pourrait prendre «des semaines».

Le trafic a repris ce dimanche à l'aéroport de Funchal. Des équipes cynophiles ainsi que des plongeurs sont ainsi arrivés en milieu d'après-midi à bord d'un avion militaire pour tenter de retrouver d'éventuels disparus. Dans le courant de la semaine, du matériel supplémentaire sera acheminé depuis Lisbonne, notamment des ponts militaires pour pouvoir rétablir la circulation sur l'île de 57 km de long sur 22 de large, où plusieurs villages, notamment dans le centre, sont inaccessibles.

Dimanche en milieu d'après-midi, les pompiers ont réussi à rejoindre à pied Curral de Freiras, un village de 4.000 habitants construit dans le cratère d'un volcan éteint, et dont on était sans nouvelles depuis plus de 24 heures.