Une vidéo des journalistes de France 3 enlevés en Afghanistan

OTAGES Ils en appellent à Nicolas Sarkozy...

Avec agence

— 

Le ministère français des Affaires étrangères en appelle dimanche à la «discrétion» à la suite d'informations relatives «au contenu d'une cassette vidéo dans laquelle apparaissent» les deux journalistes français de France 3 enlevés en décembre en Afghanistan. La vidéo montre les otages expliquant qu'ils sont bien traités et en bonne santé et en appelant au président Nicolas Sarkozy pour que les négociations avec leurs ravisseurs aillent le plus vite possible.

«La discrétion s’impose»

«A la suite d'informations relatives au contenu d'une cassette vidéo dans laquelle apparaissent nos deux compatriotes de France 3 enlevés le 30 décembre en Afghanistan, le ministère des Affaires étrangères en appelle à la responsabilité de tous», dit le Quai d'Orsay dans son communiqué. «Dans ce type de situation, par égard vis-à-vis des familles de nos deux compatriotes et dans l'intérêt même de leur sécurité, la discrétion s'impose», poursuit le ministère.

La France condamne l’enlèvement

«Les services de l'Etat sont pleinement mobilisés depuis le 30 décembre et mettent tout en oeuvre pour obtenir la libération de nos deux compatriotes. Nous sommes en liaison constante avec les familles, la rédaction de France 3 pour laquelle ils travaillent ainsi qu'avec les autorités afghanes», dit-il. «La France condamne à nouveau l'enlèvement de nos deux compatriotes. Prendre pour cible les journalistes qui accomplissent leur indispensable mission d'information en Afghanistan est inacceptable», conclut le ministère

L’AFP choisit de ne pas diffuser la vidéo

Les deux journalistes travaillant pour le magazine Pièces à conviction de la chaîne France 3 ont été enlevés, avec trois accompagnateurs afghans, le 30 décembre sur la route entre Surobi et Tagab, dans la province de Kapisa (est), sous contrôle sécuritaire des troupes françaises.

L'Agence France-Presse était en possession des images de la vidéo, datant a priori de trois semaines, et avait choisi de ne pas les diffuser pour ne pas compromettre les chances de libération des otages.