Laura Chinchilla élue présidente du Costa Rica

AMERIQUES C'est la première femme à accéder à ce poste dans le pays...

Avec agence

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J.C. ULATE / REUTERS

La candidate du parti au pouvoir, Laura Chinchilla, a été déclarée dimanche soir gagnante de la présidentielle au Costa Rica par ses deux rivaux immédiats, dès le premier tour et sans attendre les résultats définitifs.

Cette politologue de 50 ans qui devient la première femme à présider le Costa Rica a aussitôt remercié son pays, dans un bref discours prononcé d'une estrade dressée dans la capitale devant plusieurs milliers de ses partisans. «Merci Costa Rica (...) Je ne trahirai pas cette confiance», a-t-elle lancé.

Ses adversaires ont reconnu leur défaite

Otton Solis, le candidat de centre-gauche, avait reconnu sa défaite à l'annonce des résultats partiels qui le plaçaient en deuxième position, loin derrière Laura Chinchilla, dès l'annonce du dépouillement de 20% des bulletins. Peu après, l'avocat de droite Otto Guevara, en troisième position après le dépouillement d'un peu plus de 40% des bulletins, avait «félicité» celle qu'il a appelée «notre présidente».

Laura Chinchilla, héritière du chef de l'Etat sortant Oscar Arias dont elle a été la ministre et vice-présidente, était alors créditée de près de 47% des suffrages, plus de 20 points devant ses deux rivaux et au-delà de la barre des 40% nécessaires à une élection dès le premier tour.

Le Costa Rica, un îlot de paix et de prospérité

Le Costa Rica, qui a décidé de ne plus avoir d'armée nationale après une guerre civile en 1948, demeure un îlot de paix et de prospérité dans une région au taux de criminalité élevé, secouée par le coup d'Etat du 28 juin au Honduras. Il a toutefois découvert ces dernières années l'insécurité et la violence criminelle qui minent ses voisins.

Laura Chinchilla a ainsi fait de la criminalité et de la drogue les premières cibles de son discours, au même titre que la relance économique, après la chute du PIB de 1,3% en 2009 dans un pays qui a largement fondé sa prospérité sur l'afflux d'investissements étrangers.