téhéran nargue

Armelle Le Goff

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Le président iranien continue à souffler 
le chaud et le froid.
Le président iranien continue à souffler le chaud et le froid. — A. KENARE / AFP

Le dossier du nucléaire iranien est à un tournant. Le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a ordonné hier à l'Organisation iranienne de l'énergie atomique de démarrer la production d'uranium enrichi à 20 %. Or, cela fait trois mois que le groupe des Six (Etats-Unis, Allemagne, Chine, Russie, Royaume-Uni et France) négocie pied à pied avec l'Iran pour lui fournir le combustible dont le pays affirme avoir besoin pour son réacteur de recherche médicale. En jeu : la possibilité de contrôler la production de l'Iran, soupçonné de chercher à se doter de l'arme nucléaire.

Pas étonnant donc que le pays ait du mal à parapher l'accord. D'autant qu'une partie du régime refuse toutes concessions sur le dossier. Vendredi, Ali Larijani, le président du Parlement, proche du Guide suprême, Ali Khamenei, a accusé les Occidentaux de vouloir « tromper l'Iran ». Il n'empêche que l'annonce du Président intervient quelques jours seulement après qu'il a affirmé que l'Iran n'avait « pas de problèmes » pour accepter l'échange proposé par les Occidentaux. Alors, pourquoi ce revirement ? Certains experts estiment que Téhéran a toujours été farouchement déterminé mais, que ces annonces conciliantes visaient juste à gagner du temps auprès du groupe des Six pour retarder les sanctions internationales. Robert Gates, le secrétaire américain à la Défense, a immédiatement réagi en appelant hier la communauté internationale à « faire front commun pour faire pression sur le gouvernement iranien ». W