L'écrivain britannique Terry Pratchett propose des tribunaux de l'euthanasie

GRANDE-BRETAGNE L'auteur est atteint de la maladie d'Alzheimer...

J. M. avec agence

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L'écrivain Terry Pratchett, le 30 mars 2009 à Londres
L'écrivain Terry Pratchett, le 30 mars 2009 à Londres — Nils Jorgensen / Rex Fe/REX/SIPA

«Si je savais que je pourrais mourir quand je le veux, alors chaque jour que je vis vaudrait un million de livres.» Terry Pratchett, écrivain britannique atteint de la maladie d'Alzheimer peaufine ses arguments. L'auteur a proposé lundi de mettre en place des tribunaux qui auraient le pouvoir d'autoriser les proches de malades incurables à les aider à mettre fin à leurs jours.
 
«Si je savais que je pourrais mourir, je vivrais. Ma vie, ma mort, mon choix», a-t-il prévu de déclarer ce lundi soir lors d'un discours intitulé «Serrer la main à la mort» devant le Royal College of Physicians (Université royale des docteurs). Sir Terry propose d'être le premier à faire l'expérience de ces tribunaux de l'euthanasie.
 
Vers une évolution de la loi
 
Des déclarations qui interviennent peu après la relaxe de Kay Gilderdale, qui a aidé sa fille de 31 ans, atteinte d'encéphalomyélite, à mettre fin à ses jours. Quelque 80% des Britanniques sont favorables à une nouvelle loi autorisant le suicide assisté, selon un sondage réalisé par l'institut YouGov auprès de 2.053 personnes et publié dans le Daily Telegraph.
 
La justice britannique a clarifié en septembre dernier la loi sur le suicide assisté en annonçant que les personnes aidant un parent à se donner la mort ne seront probablement pas poursuivies si ce geste est motivé par la compassion et si le souhait du malade ne fait aucun doute. Mais la loi condamnant le suicide assisté n'a pas été abolie, ni amendée.
 
>> Et vous, qu'en pensez-vous? La loi doit-elle autoriser les proches d'un malade à l'aider à mettre fin à ses jours? Dites-le nous dans les commentaires ci-dessous