Tony Blair n'a «aucun regret» d'avoir aidé à renverser Saddam Hussein

GRANDE-BRETAGNE L'ancien Premier ministre est entendu dans le cadre d'une enquête sur l'engagement britannique en Irak...

J. M. avec agence

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Tony blair le 25 janvier 2010
Tony blair le 25 janvier 2010 — REUTERS

Tony Blair n'a pas conclu d'accord «secret» avec George W. Bush en avril 2002 pour la guerre en Irak. Entendu ce vendredi dans le cadre d'une enquête sur la participation britannique à l'intervention militaire, l'ex-Premier ministre britannique a assuré que la manière de répondre à la menace irakienne était restée «ouverte» à discussion. Il a par ailleurs affirmé qu'il n'avait «aucun regret» d'avoir participé au renversement du régime de Saddam Hussein en 2003.

Tony Blair a dû s'expliquer sur sa rencontre avec le président Bush dans son ranch de Crawford (Texas, sud) en avril 2002, soit onze mois avant le déclenchement de l'intervention en Irak. D'autres témoins entendus par la commission Chilcot ont suggéré que l'ancien Premier ministre avait à cette occasion promis son soutien militaire au président américain.

Il a juste promis qu'il serait «avec lui»

Des affirmations démenties par Tony Blair, qui a affirmé avoir seulement dit à son interlocuteur qu'il serait «avec lui» si la diplomatie échouait. L'ancien Premier ministre a expliqué avoir toujours dit que l'Occident devait répondre à la menace posée par le président irakien Saddam Hussein, mais a insisté sur le fait que la réponse à apporter était restée ouverte à discussion.

Pas sûr que cette audition suffise à convaincre ses détracteurs, qui l'accusent d'avoir engagé le pays dans une guerre «illégale». D'autant que Tony Blair leur a par le passé donné du grain à moudre en se contredisant sur sa conviction concernant l'existence d'armes de destructions massives.