Crash au Liban: les boîtes noires remontées ce jeudi

CATASTROPHE Elles ont été localisées, cependant les équipes de recherche n'ont toujours pas retrouvé la carlingue de l'avion...

B.D. avec agence

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L'armée libanaise et les forces de l'ONU tentent de retrouver des survivants du crash d'un Boeing au large de Beyrouth, lundi 25 janvier 2010.
L'armée libanaise et les forces de l'ONU tentent de retrouver des survivants du crash d'un Boeing au large de Beyrouth, lundi 25 janvier 2010. — REUTERS/Jamal Saidi

Les équipes de recherches tentaient jeudi de ramener à la surface les boîtes noires de l'avion d'Ethiopian Airlines qui s'est abîmé en mer lundi au large du Liban, a indiqué le gouvernement libanais. «Nous nous attendons à les avoir» ce jeudi, a déclaré le ministre des Transports, Ghazi Aridi.

Les boîtes ont été localisées à environ 10 kilomètres à l'ouest de l'aéroport, à 1.300 mètres de profondeur, avait indiqué mercredi soir l'armée libanaise. «Ce matin, nous étudions les moyens nécessaires pour remonter les boîtes à la surface», a précisé un porte-parole de l'armée.

Aucun survivant retrouvé


L'avion d'Ethiopian Airlines s'est abîmé en mer quelques minutes après son décollage, lundi en pleine tempête, de l'aéroport de Beyrouth, à 01h30 heure française, avec 90 personnes à bord, dont 54 Libanais. Aucun survivant n'a été retrouvé. Les recherches sont menées par l'armée et la marine libanaises, deux bateaux de la Force des Nations unies au Liban (Finul) ainsi que le navire de guerre américain USS Ramage, qui est équipé de sonars.

Les boîtes noires doivent permettre d'expliquer notamment la raison pour laquelle l'appareil a dévié de la trajectoire indiquée par la tour de contrôle. Ghazi Aridi a ajouté que la carlingue du Boeing 737-800 n'avait pas encore été localisée quatre jours après le crash. «Nous espérons retrouver la carlingue dans les heures qui viennent», a pour sa part souligné le porte-parole militaire. Selon les sauveteurs, 14 corps ont été retrouvés depuis le crash. Un certain nombre d'autres pourraient être encore prisonniers de la carlingue.