Une première mission qui laisse des traces

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Il a atterri samedi à Bordeaux, mais dans sa tête, il est encore là-bas. Pour Christophe Urquia, cette première mission depuis qu'il a intégré Secouristes sans frontières, il y a quatre ans, a été un choc. Mais aussi un encouragement à continuer. « C'est dur, mais une fois qu'on est là-bas, on ne pense plus à rien et quand on rentre ici, on a envie de repartir. » Si les membres de SSF n'ont pu rester que sept jours, leur action est loin d'avoir été infructueuse. Avec les pompiers haïtiens et l'armée américaine, ils ont sorti une femme des décombres. Vivante et en bonne santé. Mais sur place, il reste beaucoup de travail. Le pompier regrette que l'accès aux villages soit bloqué par les Américains car les zones ne seraient pas sécurisées. Depuis le séisme, certains villageois n'ont vu personne. W

à bordeaux, orianne dupont