Les talibans revendiquent une série d'attaques dans le centre de Kaboul

AFGHANISTAN Le palais présidentiel aurait été visé...

Avec agence

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Les talibans afghans ont affirmé avoir lancé lundi 20 kamikazes à l'attaque du palais présidentiel et de ministères dans le centre de Kaboul, d'où retentissaient des explosions et des tirs nourris.

«C'est notre oeuvre. Les objectifs sont le palais, les ministères de la Justice, des Finances et des Mines, et la Banque centrale», a déclaré Zabibullah Mujahid, un porte-parole du commandement des talibans, qui a revendiqué les attaques par téléphone depuis un lieu inconnu.

«Vingt de nos kamikazes sont entrés dans la zone et les combats sont en cours», a-t-il ajouté, affirmant qu'un kamikaze avait actionné sa ceinture d'explosifs à l'entrée du palais présidentiel.

Plus d'une heure après le début de l'attaque, une nouvelle puissante explosion suivie de tirs nourris d'armes automatiques ont été entendus lundi à Kaboul.
 
La déflagration, dont l'origine ne pouvait pas être immédiatement déterminée, est survenue plus d'une heure trente après le début d'une attaque coordonnée dans le centre de la ville.
 
Une télévision afghane a également montré des images d'un centre commercial en feu dans le centre de Kaboul. Ce centre commercial de plusieurs étages est proche du palais présidentiel.

Situation «grave» selon Kouchner

Quatre talibans auraient été tués ainsi qu'un enfant, un soldat et un policier. Il y aurait au moins treize blessés.

Le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner a estimé lundi que la situation était «grave» à Kaboul.
 

Les attaques étaient relativement rares à Kaboul depuis la chute du régime des talibans fin 2001, mais elles se multiplient ces derniers mois alors que l'insurrection gagne du terrain.

Le 15 décembre, huit personnes avaient péri dans un attentat suicide près d'un hôtel accueillant des étrangers dans le centre de Kaboul.

L'Afghanistan est en proie à l'insurrection meurtrière des talibans, en dépit de la présence de plus de 113.000 soldats étrangers.

L'année 2009 se révèle déjà la plus meurtrière depuis la chute du régime taliban en 2001, aussi bien en ce qui concerne les victimes civiles que les forces de sécurité afghanes et internationales.