Séisme en Haïti: la mobilisation explose sur Internet

WEB Twitter, Facebook ou blog... les téléphones ne marchent pas, l'information circule autrement...

O.R.

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Le compte Twitter de Carel Pedre, journaliste haïtien.
Le compte Twitter de Carel Pedre, journaliste haïtien. — DR

Passée la première stupeur à l’annonce du tremblement de terre en Haïti, victimes et proches ont tenté de s’informer et de donner des nouvelles. Le réseau téléphonique étant hors service dans la capitale, les Haïtiens se sont retournés vers le web. Le réseau serait accessible en dehors de la capitale.
 
Ainsi, plusieurs blogs recensent des informations sur les bâtiments, les foyers ou les centres détruits, comme the Livesay Haiti, qui reprend les listings sur son compte Twitter.
 
Le site de micro-blogging a été le théâtre de milliers de tweets qui soutiennent les Haïtiens, diffusent des photographies ou les dernières infos. Des Haïtiens vivant à l’étranger expriment leur inquiétude quant au sort de leurs proches. Certains utilisateurs du site de micro-blogging appellent à afficher un petit drapeau haïtien sur sa photographie de profil pour montrer son soutien.

Carel Pedre, la voix des Haïtiens

Alors que les réseaux de téléphonie semblaient être complètement coupés sur l’île, Twitter a pu servir à quelques Haïtiens de communiquer, à l’instar de Carel Pedre, un journaliste du pays. Sa page Facebook a d’ailleurs été littéralement submergée de nouveaux amis, qui lui demandent des informations, des nouvelles, etc.
 
Un photographe sur place, Daniel Morel, a également utilisé Twitter pour partager ses images, d’une qualité rare pour un événement pareil. Des listes avec les comptes fournissant des informations fiables ont été créées pour se retrouver dans la masse de tweets.
 
Depuis les Etats-Unis, Wyclef Jean, ancien chanteur des Fugees, se sert lui aussi de Twitter pour mobiliser les troupes. Il appelle au don, par sms, ou sur le site Internet de son association. L’appel semble très bien fonctionné puisqu’il a été repris par de nombreux internautes. Le site, lui, est très lent à atteindre, sans doute en raison des nombreuses visites qu’il reçoit.
 
Recherche d’informations

Sur Facebook, les internautes tentent d’obtenir des informations, alors qu’ils n’ont aucun moyen de joindre leur famille ou leurs amis. Plus de 15.000 personnes sont ainsi inscrites dans le groupe «Earthquake Haiti». Principalement des proches, qui tentent d’obtenir des nouvelles de leurs familles et amis.

Un autre groupe permet de s’informer sur les villes ou les quartiers touchés ou encore d’envoyer des appels à témoin, pour avoir des nouvelles d’une famille par exemple. Une utilisatrice de Facebook relaie ainsi: «S’il vous plait, tous ceux qui sont pas loin de Mont Joli, Jean Olivier est coincé sous sa maison, les neptune ont besoin d’aide».