Tremblement de terre meurtrier en Haïti

AMERIQUES Il y aurait plusieurs centaines de morts. Le président est vivant...

Avec agence
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Port-au-Prince, après le séisme qui a ravagé Haïti, le 12 janvier 2010
Port-au-Prince, après le séisme qui a ravagé Haïti, le 12 janvier 2010 — REUTERS TV
Des scènes de désolation. Un énorme tremblement de terre de magnitude 7 a frappé mardi Haïti, près de la capitale Port-au-Prince. Quelques heures après la violente secousse qui s'est produite à 16H53 locales (22H53 en France), à seulement 15 km à l'ouest de Port-au-Prince, les communications étaient quasiment coupées vers l'île caribéenne et aucun bilan des victimes n'était disponible. «Les morts seront comptés par centaines lorsqu'il sera possible de dresser un bilan», a déclaré à l'AFP un médecin, lui-même blessé au bras gauche et couvert de sang.
 
L'ambassadeur d'Haïti au Mexique a assuré mercredi que le président d'Haïti René Preval «est vivant» alors que le séisme a provoqué l'effondrement du palais présidentiel.
 

«Le centre de Port-au-Prince détruit»
 
Selon un journaliste de l'AFP présent sur place, la secousse, très violente, a duré plus d'une minute, allant jusqu'à faire sauter les véhicules en pleine rue. De nombreuses personnes sont sorties dans les rues après le séisme.
 
«Le centre de Port-au-Prince est détruit, c'est une véritable catastrophe», a déclaré un habitant qui a marché plusieurs kilomètres pour regagner son domicile au milieu de scènes de panique. Le quartier général de la Mission de stabilisation de l'ONU en Haïti s'est effondré en grande partie, selon un de ses employés. «Il y a de nombreuses personnes sous les décombres, des morts et des blessés», a-t-il déclaré.
 
Un travailleur humanitaire présent à Port-au-Prince a décrit une situation de «chaos» et dit redouter «des milliers de morts», a rapporté un responsable de l'ONG américaine Catholic Relief Services. «C'était le pire tremblement de terre qu'il ait jamais ressenti», a-t-il ajouté.
 
Aide de Washington
 
Un journaliste d'une télévision haïtienne, «Haitipal», captée sur internet depuis Washington, a rapporté que de nombreux bâtiments publics de la capitale, y compris la présidence, s'étaient écroulés. Il a cité «le Palais national, le ministère des Finances, le ministère des Travaux public, le ministère de la Communication et de la Culture, le Palais de justice, l'Ecole normale supérieure».
Le journaliste a aussi affirmé que les bâtiments du Parlement ainsi que la cathédrale de Port-au-Prince s'étaient effondrés.
 
Des photos diffusées sur Twitter, présentées comme ayant été prises après le séisme, montrent des situations chaotiques. Sur l'une d'elles, un homme court la bouche ouverte, le visage paniqué, sur fond d'immeubles effondrés. Sur une autre, une femme se tient la tête devant une maison détruite alors que des habitants semblent s'affairer pour tenter de déblayer des décombres.
 
L'ambassadeur d'Haïti aux Etats-Unis a estimé qu'il s'agissait d'une "catastrophe majeure" pour le pays le plus pauvre du continent américain, déjà frappé ces dernières années par une série de catastrophes. Le président américain Barack Obama a indiqué dans un communiqué que les Etats-Unis étaient «prêts à venir à l'aide du peuple d'Haïti». Plusieurs autres pays ont également offert leur aide, dont la France, le Venezuela et le Canada.