Un otage français menacé d'exécution

Armelle Le Goff (avec AFP)

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Pierre Camatte, enlevé le 26 novembre.
Pierre Camatte, enlevé le 26 novembre. — VOSGES MATIN / SIPA

Inquiétude pour la vie de Pierre Camatte. Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) menace d'exécuter l'otage français, ont affirmé hier les centres américains de surveillance des sites islamistes Site et Intelcenter, sur la foi d'un communiqué diffusé sur des sites djihadistes. AQMI a revendiqué en décembre l'enlèvement du Français Pierre Camatte, capturé le 26 novembre dans un hôtel de Ménaka au Mali, de même que le rapt de trois volontaires humanitaires espagnols, quatre jours plus tard en Mauritanie, pays frontalier.

Agé de 61 ans, Pierre Camatte, originaire des Vosges, préside l'association Gérardmer-Tidarmene. Il se rend souvent au Mali pour promouvoir la culture d'une plante thérapeutique contre le paludisme. « Le groupe a donné aux gouvernements français et malien une période de vingt jours pour relâcher les quatre prisonniers d'AQMI au Mali, sans quoi Camatte sera exécuté », indique le Site, sur la base d'un communiqué datant du 10 janvier. Implanté en Algérie et issu du Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), AQMI multiplie depuis quelques années des opérations dans le Sahel, où il bénéficie de l'appui de petits groupes criminels à sa solde. C'est la première fois qu'un ressortissant français est enlevé dans le nord du Mali ­depuis plusieurs années. W