Téhéran souffle le chaud et le froid

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La Russie souhaite éviter l'escalade avec l'Iran sur le dossier nucléaire. C'est ce qu'a déclaré hier à Téhéran le ministre russe de l'Energie, Sergueï Chmatko, affirmant avoir « bon espoir » que les négociations se poursuivront entre l'Iran et l'Agence internationale de l'énergie atomique. Après le vote, vendredi, par cet organisme de l'ONU d'une motion condamnant l'Iran pour sa politique nucléaire, les dirigeants iraniens ont provoqué un choc en menaçant de limiter leur coopération avec l'AIEA et de construire dix nouvelles usines d'enrichissement d'uranium. Une décision que le diplomate en chef de l'UE et négociateur des six grandes puissances sur le dossier du nucléaire iranien, Javier Solana, a qualifié de son côté de « mauvaise ». Le président du Parlement iranien, Ali Larijani, s'est toutefois voulu rassurant hier. Il a affirmé que la question nucléaire pouvait être réglée par la voie diplomatique, en exhortant les Occidentaux à accepter le programme nucléaire iranien. « Une des options serait qu'ils acceptent que l'Iran développe sa technologie nucléaire sous la supervision de l'AIEA », a-t-il déclaré. W