Les négociations avancent en vue de la libération de Gilad Shalit

PROCHE-ORIENT Un ministre israélien se montre très optimiste, même si rien n'est fait...

J. M. avec agence

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Cela fait mille jours que Noam Shalit n'a pas revu son fils Gilad enlevé par un commando palestinien: il ne masque pas son amertume alors que l'espoir s'amenuise de le voir bientôt libre.
Cela fait mille jours que Noam Shalit n'a pas revu son fils Gilad enlevé par un commando palestinien: il ne masque pas son amertume alors que l'espoir s'amenuise de le voir bientôt libre. — David Buimovitch AFP

«Je crois que nous sommes très proches d'un accord d'échange.» Le ministre israélien du Commerce et de l'Industrie, Binyamin Ben Eliezer, a estimé ce mardi que la libération du soldat Gilad Shalit, détenu à Gaza depuis juin 2006 par le mouvement islamiste Hamas, était proche.
 
«Nous ne sommes pas prêts à abandonner un seul de nos soldats»
 
«Le prix à payer sera très élevé, mais je pense que le gouvernement l'approuvera. Cet accord prouvera à toutes les mères d'Israël que nous ne sommes pas prêts à abandonner un seul de nos soldats», a affirmé le ministre à la radio de l'armée israélienne qui l'interrogeait par téléphone en marge d'une visite officielle en Turquie.
 
En octobre dernier, une vidéo du jeune soldat franco-israélien avait été diffusée, rassurant son entourage sur son état de santé. «J'espère que le gouvernement dirigé par Benjamin Netanyahou ne laissera pas passer la chance de parvenir à un accord pour que je puisse accomplir mon rêve et être libéré», avait-il alors espéré.
 
«Il n'y a pas encore d'accord»
 
Binyamin Ben Eliezer a répété qu'il était favorable, dans le cadre d'un échange, à la libération de Marwan Barghouthi, figure de proue du mouvement national palestinien condamné à la prison à vie par Israël. Assurant faire des efforts pour surmonter les obstacles à un échange, le Hamas a dénoncé les fuites dans la presse provoquées par les Israéliens pour influer sur le cours des négociations.
 
«Il n'y a pas encore d'accord, et j'ignore s'il y en aura un. Mais si c'est le cas, cet accord sera présenté au gouvernement pour approbation», a de son côté tempéré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. La veille, il avait précisé que cet éventuel accord avec le Hamas devrait être débattu à la Knesset (Parlement).