Deux miliciens comparaissent devant la CPI

JUSTICE Ils sont accusés de crimes de guerre et crimes contre l'humanité...

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Après un "désengagement" entamé samedi, les soldats rwandais, déployés dans l'est de la RDCongo pour traquer les rebelles hutu rwandais, quitteront le pays à partir du mercredi 25 février, a affirmé Kinshasa, jugeant l'opération réussie même si la menace n'a pas été anéantie.
Après un "désengagement" entamé samedi, les soldats rwandais, déployés dans l'est de la RDCongo pour traquer les rebelles hutu rwandais, quitteront le pays à partir du mercredi 25 février, a affirmé Kinshasa, jugeant l'opération réussie même si la menace n'a pas été anéantie. — Lionel Healing AFP/Archives

Germain Katanga et Mathieu Ngudjolo Chui, accusés d'avoir voulu rayer de la carte un village d'Ituri (est de la République démocratique du Congo), comparaissent à partir de mardi devant la Cour pénale internationale de La Haye, qui tient son deuxième procès.

Les deux hommes, respectivement âgés de 31 et 39 ans, sont accusés de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité: meurtres, viols, esclavage sexuel, utilisation d'enfants-soldats, attaques contre des civils, pillages et destruction de biens.

Au coeur de l'accusation, l'attaque de Bogoro, le 24 février 2003, par les troupes de ces deux miliciens. Armés de fusils et de machettes, un millier de miliciens d'ethnies lendu et ngiti sont entrés à l'aube dans le bourg, où vivaient des Hema. «L'attaque a été généralisée et systématique», affirme Jean-Louis Gilissen, l'un des représentants légaux des victimes. Elle aurait fait plus de 200 morts.