Deux humanitaires français enlevés en Centrafrique

RAPT La vingtaine d'hommes armés s'en est également pris à une sage-femme de l'ONG Traingle...

M. D. avec agence

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Deux humanitaires français enlevés en Centrafrique
Deux humanitaires français enlevés en Centrafrique — IDE

Deux travailleurs humanitaires français de l'ONG Triangle ont été enlevés dimanche soir à Birao dans le nord-est de la Centrafrique par une vingtaine d'hommes armés, a affirmé lundi le vice-consul de Centrafrique au Darfour et ex-président du comité des sages de Birao. «Ils ont fui vers le Soudan», a affirmé Mahamat Salah Amadou Birao. «Ils ont aussi essayé d'enlever une sage-femme (de l'ONG) CAM (Comité d'aide médicale) mais Dieu a été avec elle et ils ont renoncé. Ils ont aussi pris trois voitures et une moto aux ONG», a-t-il ajouté.
 
L'ONG Triangle n'a pas souhaité communiquer sur la prise d'otages. L'ONG dont le nom fait référence aux trois volets de l'action humanitaire: l'urgence, la réhabilitation et le développement, est présente en République centrafricaine depuis 2007. Onze expatriés et 80 personnes centrafricains travaillaient sur le projet.
 
D'autres enlèvements dans des conditions similaires
 
Birao est une ville située près des trois frontières centrafricaine, tchadienne et soudanaise. Elle fait partie de la zone entrant dans les attributions de la Mission des Nations unies en Centrafrique et au Tchad (Minurcat).
 
Deux employés français du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont été enlevés dans des conditions similaires, le 9 novembre au Tchad et le 22 octobre dans la région du Darfour, au Soudan. De source proche des militaires tchadiens, les ravisseurs auraient là aussi trouvé refuge au Soudan. Une rançon a été réclamée.

Des enlèvements fréquents

Au Darfour, province de l'ouest du Soudan en proie à la guerre civile, les enlèvements de personnels humanitaires sont devenus fréquents: outre l'enlèvement du 22 octobre, deux femmes de l'ONG irlandaise Goal ont été enlevées en juillet à 100 km au nord-ouest d'El-Facher, la capitale du Darfour-nord, avant d'être libérées en octobre.