Nucleaire iranien: Medvedev met Ahmadinejad en garde

TENSIONS Moscou prévient Téhéran que de nouvelles sanctions vont tomber...

Avec agence

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Le président russe Dmitri Medvedev a reconnu dimanche l'existence de meurtres à caractère politique dans son pays, après une série d'assassinats non élucidés notamment de journalistes.
Le président russe Dmitri Medvedev a reconnu dimanche l'existence de meurtres à caractère politique dans son pays, après une série d'assassinats non élucidés notamment de journalistes. — Vladimir Rodionov AFP

Washington semble avoir trouvé les mots et Moscou décide enfin de prendre position. Le président russe, Dmitri Medvedev, a déclaré dimanche à Singapour que l'Iran risquait de nouvelles sanctions si aucun progrès n'est enregistré sur son programme nucléaire controversé.

«Nous sommes prêts à aller plus loin» pour nous assurer que le programme nucléaire iranien est uniquement à des fins pacifiques, a déclaré Dmitri Medvedev à l'issue d'une rencontre en tête-à tête avec son homologue américain Barack Obama.

«Si nous échouons, d'autres options sont ouvertes, afin d'engager le processus dans une direction différente», a-t-il ajouté, faisant référence à de nouvelles sanctions contre Téhéran.

Dmitri Medvedev avait averti récemment, dans une interview à l'hebdomadaire allemand Der Spiegel, que de nouvelles sanctions contre Téhéran ne pouvaient être exclues s'il n'y avait pas d'avancées sur le dossier du nucléaire iranien.

Contrôle des stocks d'uranium enrichi

Le projet d'accord présenté fin octobre par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) prévoit que l'Iran devra exporter la plupart de son uranium faiblement enrichi en Russie pour y être enrichi davantage avant de l'envoyer en France où il sera transformé en combustible.

Cette formule permettrait d'assurer à Téhéran la livraison de combustible nucléaire pour son réacteur de recherche, tout en assurant un plus grand contrôle des stocks iraniens d'uranium enrichi, afin d'apaiser les inquiétudes internationales.

Dans différentes déclarations faites le week-end dernier, un responsable parlementaire iranien a rejeté ce projet de l'AIEA, tout en affirmant que l'option de l'échange d'uranium «restait sur la table».