La France et le Brésil font la promo de leur «bible climatique»

ENVIRONNEMENT Les deux pays vont défendre un texte commun en vue du sommet de Copenhague...

C. F. avec agence

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Le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, et le président français Nicolas Sarkozy ont présenté un texte commun sur le climat le 14 novembre 2009.
Le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, et le président français Nicolas Sarkozy ont présenté un texte commun sur le climat le 14 novembre 2009. — REUTERS

Il ne reste plus qu’un mois. La France et le Brésil ont engagé ce samedi une course contre la montre pour tenter d'arracher un accord «ambitieux» sur le climat lors de la conférence de Copenhague en décembre.

A l'issue d'un entretien d'une heure, Nicolas Sarkozy et Luiz Inacio Lula da Silva ont présenté un texte commun qu’ils veulent «vendre» au reste du monde. Ce document, qualifié de «bible climatique» par le chef de l'Etat brésilien, détaille les grandes lignes minimales de l'accord qu'ils souhaitent à Copenhague, sans entrer dans les détails, notamment chiffrés, sur lesquels renâclent notamment les Etats-Unis et la Chine.

Création d'une Organisation mondiale de l'environnement

Les deux pays ne rappellent que l'objectif final d'une «réduction mondiale d'au moins 50% d'ici à 2050 par rapport à 1990» des réductions des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais avec, pour les pays développés, des «objectifs ambitieux de réduction à moyen terme».

Les pays en développement doivent eux «contribuer activement à l'effort mondial par une déviation substantielle de leurs émissions par rapport au scénario "business as usual"», mais «dans un cadre juste, global et robuste pour l'adaptation» qui doit inclure «un soutien financier nouveau et substantiel» pour les plus pauvres.

Paris et Brasilia s'accordent enfin sur la création d'une Organisation mondiale de l'environnement, qui pourrait être mise en place dès 2012.