L'auteur présumé de la fusillade de Fort Hood inculpé pour 13 meurtres avec préméditation

FAIT DIVERS Il sera jugé devant une cour martiale et risque la peine de mort...

Avec agence

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Nidal Malik Hasan, psychiatre militaire, a ouvert le feu sur des soldats sur la base américaine de Fort Hood, le 5 novembre 2009.
Nidal Malik Hasan, psychiatre militaire, a ouvert le feu sur des soldats sur la base américaine de Fort Hood, le 5 novembre 2009. — Ho New / REUTERS
Le psychiatre militaire Nidal Hasan, auteur présumé de la fusillade de la base militaire de Fort Hood (Texas) le 5 novembre, a été inculpé jeudi de 13 assassinats. Nidal Hasan sera poursuivi pour ces crimes devant une cour martiale. Il risque la peine de mort.
 
«Le commandant Nidal Malik Hasan est poursuivi pour 13 meurtres avec préméditation, conformément au code judiciaire militaire», a indiqué un porte-parole de la division d'enquête criminelle de l'armée américaine, Chris Grey, lors d'une conférence de presse. «Des chefs d'accusation pourraient s'ajouter à l'avenir en fonction de l'enquête criminelle en cours», a-t-il précisé. Selon la chaîne CNN, les autorités judiciaires militaires étudieraient la possibilité de le faire inculper pour un 14e assassinat du fait qu'une des victimes était enceinte.

13 morts, 42 blessés

Le commandant Nidal Hasan, d'origine palestinienne, est accusé d'avoir déclenché la plus grave fusillade jamais enregistrée dans une base militaire américaine, tuant 13 personnes et en blessant 42, avant d'être blessé et maîtrisé.

Selon les premières conclusions de l'enquête, Nidal Hasan, 39 ans, semble avoir agi seul à Fort Hood, mais il a été en contact avec une personne faisant l'objet d'une enquête antiterroriste. Les autorités n'excluent pas la possibilité qu'il ait voulu perpétrer un attentat suicide. Encore hospitalisé, il refuse actuellement de parler aux enquêteurs, selon son avocat. Décrit comme un psychotique instable par des médecins militaires cités par la radio publique américaine NPR, Hasan est, selon ses proches, un musulman très croyant qui redoutait un prochain départ pour l'Afghanistan.
 
Son avocat, le colonel à la retraite John Galligan, a dit mercredi sur NPR craindre que son client ne bénéficie pas d'un procès équitable. «Je connais assez la système judiciaire militaire pour être inquiet. Dans un cas aussi sensible, il est impératif d'être vigilent et de s'assurer qu'il bénéficie d'un procès juste».