Cérémonie du souvenir pour les victimes de l'accident de l'AF 447

BRESIL Elle a lieu samedi après-midi à Rio en présence du président d'Air France...

S. C. avec agence

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Ce lundi 8 juin, la marine brésilienne a récupéré le stabilisateur de vol de l'Airbus A330 Rio-Paris.
Ce lundi 8 juin, la marine brésilienne a récupéré le stabilisateur de vol de l'Airbus A330 Rio-Paris. — BRAZIL AIR FORCE

Cinq mois après le crash qui a coûté la vie à 228 personnes, les proches des disparus se réunissent samedi pour une cérémonie du souvenir, à Rio de Janeiro. Elle aura lieu en présence du secrétaire d'Etat à la Coopération Alain Joyandet, du président d'Air France Jean-Cyril Spinetta et de Pierre-Henri Gourgeon, directeur général d'Air France.

Stèle

Selon Air France, quelque 500 proches des victimes du vol AF 447 Rio-Paris, dont 160 Français, devaient participer à cet hommage. Parmi les victimes de l'Airbus de 32 nationalités, 72 étaient Français et 59 Brésiliens.

Samedi matin autour d'une stèle érigée dans le quartier résidentiel de Leblon, dans la zone sud de Rio, le secrétaire d'Etat adressera un message de soutien aux familles, selon le ministère de la Coopération.

La stèle, située au belvédère Mirante do Leblon, qui domine la mer, est constituée d'un panneau en cristal de plusieurs mètres, sur lequel ont été gravées 228 hirondelles - symbolisant les 228 victimes - qui paraissent s'envoler au-dessus de l'océan. Puis les familles lanceront des gerbes dans l'océan Atlantique.

Objection

Néanmoins, une association brésilienne qui dit représenter quarante des cinquante-neuf familles des victimes brésiliennes a publié une «Lettre ouverte à la population» dans laquelle elle «manifeste son rejet de cet hommage aux victimes», arguant que l'enquête des autorités françaises sur l'accident manque de transparence.

L'Airbus d'Air France s'est abîmé avec 216 passagers et 12 membres d'équipage à environ 1.150 km au large des côtes de Recife (nord-est du Brésil) dans la nuit du 31 mai au 1er juin. A ce jour, seuls 50 corps et des centaines de débris de l'appareil ont été repêchés au milieu de l'océan. Mais en l'absence des boîtes noires, les causes de l'accident ne sont toujours pas connues.

Le Bureau d'enquête et d'analyses (BEA) en charge de l'enquête technique sur l'accident doit publier un nouveau rapport d'étape «courant décembre». Le BEA a déjà affirmé que les mesures de vitesse incohérentes, fournies par les sondes Pitot de l'appareil, avaient pu jouer un rôle dans la catastrophe, mais n'en étaient pas la cause.