Les défis d'un pays en proie au chaos

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Karzai, réélu après le retrait d'Abdullah.
Karzai, réélu après le retrait d'Abdullah. — S. SABAWOON / EPA / SIPA

Le président afghan Hamid Karzai va affronter pendant son second mandat des défis considérables : l'insurrection de plus en plus meurtrière des talibans et une corruption endémique. Vaste programme pour un chef d'Etat élu sans gloire, puisque c'est le retrait de son challenger Abdullah Abdullah avant le second tour qui lui a permis de s'imposer.

Lors de sa première déclaration publique, le chef d'Etat réélu a tendu une nouvelle fois la main aux insurgés, appelant ses « frères talibans » à rejoindre le processus politique. Ces derniers, moribonds il y a huit ans après avoir été chassés du pouvoir par une coalition menée par les Etats-Unis, n'ont cessé de regagner du terrain et d'infliger des pertes de plus en plus importantes aux forces afghanes et internationales. Ils ont immédiatement rejeté l'appel à la paix de Karzai.

« L'Afghanistan a été sali par la corruption, notre gouvernement a été sali par la corruption. Nous emploierons tous les moyens nécessaires pour éradiquer cette souillure », a ainsi promis Karzai hier. Le président afghan, qui se sait sous surveillance internationale sur ce dossier, va devoir faire un sérieux ménage. En effet, son propre frère est accusé d'être mêlé au trafic de drogue. W