Obama, un homme de discours plutôt rares mais marquants

ÉTATS-UNIS arack Obama a reçu les clés de la Maison Blanche il y a un an jour pour jour...

A. L.G.

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Les discours du 44e président des Etats-Unis sont autant d'événements. Pourtant, Barack Obama n'en fait pas un usage étendu, contrairement à Bill Clinton qui, au cours de la première année de son mandat, ne délivra pas moins de six cents discours. Mais il a cette façon bien à lui de les adresser. Et ils ont surtout ce ton très particulier, mélange d'histoire, de morale et d'appel à la responsabilité. Extraits*.

Discours d’investiture, Washington, le 20 janvier 2009

«Ce qu'il nous faut aujourd'hui, c'est une nouvelle ère de responsabilité, la reconnaissance de la part de chaque Américain que nous avons des devoirs envers nous-mêmes, la nation et le monde, des devoirs que [...] nous assumons avec joie, forts de notre conviction qu'il n'est rien de plus satisfaisant pour l'esprit [...] que de nous donner entièrement à une tâche difficile.»

Discours à la création du Conseil des femmes, Washington, le 11 mars 2009

«De tant de manières, les histoires des femmes de ma vie font écho à l'histoire des femmes de ce pays au sens large, l'histoire de progrès inflexibles, mais aussi d'un potentiel inexploité.»

Discours sur le nucléaire, Prague, le 5 avril 2009

«De la même manière que nous nous sommes élevés pour la liberté au XXe siècle, nous devons nous unir pour qu'au XXIe siècle, partout dans le monde, les gens aient le droit de vivre sans peur.»

Discours du Caire, le 4 juin 2009

«Je suis venu ici en quête d'un nouveau départ pour les Etats-Unis et les musulmans du monde entier [...], reposant sur la proposition vraie que l'Amérique et l'islam ne s'excluent pas [...]. Bien au contraire, l'Amérique et l'islam se recoupent et se nourrissent de principes communs, à savoir la justice et le progrès, la tolérance et la dignité de chaque être humain.»

Discours à l’ONU le 23 septembre 2009

«A une période où notre destin est commun, le pouvoir n'est plus un jeu à somme nulle. Aucun pays ne peut ni ne doit tenter d'en dominer un autre.»

* Tiré de Discours, 20 janvier-9 octobre 2009, de Barack Obama, Ed. des Equateurs.