Pris par leur discussion les pilotes oublient d'atterrir

B.D.

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La compagnie aérienne Air France prendra livraison début 2007 du premier avion Airbus équipé pour l'utilisation à bord de téléphones portables, a annoncé la compagnie de télécommunications OnAir, filiale du groupe SITA, basé en Suisse.
La compagnie aérienne Air France prendra livraison début 2007 du premier avion Airbus équipé pour l'utilisation à bord de téléphones portables, a annoncé la compagnie de télécommunications OnAir, filiale du groupe SITA, basé en Suisse. — AFP/Airbus/Archives

Vive le pilotage automatique. Mercredi soir, un Airbus A320 avec 147 passagers à son bord reliant San Diego (Californie) à Minneapolis (Minnesota) a dépassé sa destination de 240 km car les pilotes étaient absorbés par une «discussion animée». Cerise sur le gâteau, le contact radio avait été coupé avec la tour de contrôle. Les pilotes n’ont donc pas pu être prévenu de leur petit détour. Du côté des contrôleurs aériens, on commençait à croire à un détournement. Quatre chasseurs de l'armée de l'Air ont donc été mis en alerte, sans toutefois décoller.

Ce n'est qu'après que l'appareil a dépassé l'aéroport de Minneapolis de 240 km que les pilotes se sont rendu compte de leur oubli. Le contact avec la tour de contrôle a été rétabli et l'appareil a effectué un virage à 180 degrés pour se poser sans encombre.

«Ils se sont laissé déconcentrer»

Le FBI et la police de l'aéroport ont interrogé l'équipage et le Bureau de la sécurité des transports (National Transportation Safety Board, NTSB) a ouvert une enquête. Les pilotes «ont expliqué qu'ils étaient plongés dans une discussion animée sur l'avenir de leur compagnie et ils se sont laissé déconcentrer», écrit le NTSB. Le NTSB a annoncé qu'il allait à son tour interroger les pilotes. La boîte noire de l'appareil, qui enregistre notamment les conversations dans le cockpit, doit être envoyée à un laboratoire pour analyses. Les passagers, quant à eux, se sont seulement rendu compte que quelque chose clochait après l'atterrissage, lorsque les Fédéraux sont montés à bord.