Silvio Berlusconi n'aime pas son boulot

ITALIE Le président du Conseil se livre dans une interview sur CNN...

Maud Descamps

— 

 
  — A. PIERDOMENICO / REUTERS

Le chef du gouvernement italien va au travail avec des chaussures de plomb. Gouverner n'est pas un plaisir pour Silvio Berlusconi. C'est ce qu'il a déclaré à la chaîne CNN en précisant qu'il occupait le poste de président du Conseil uniquement parce qu'il est considéré comme le seul leader capable d'unir la droite.
 
«C'est une vie difficile d'être responsable»
 
«Je fais ce que je fais par sens du sacrifice. Mais je n'aime pas du tout» gouverner, a-t-il- ajouté. Le Cavaliere a souligné que «c'est une vie difficile d'être responsable et de conduire un gouvernement dans un pays comme l'Italie». Il faut dire que l'année n'a pas été de tout repos pour le leader de 73 ans, entre déboires judiciaires, divorce et affaires de mœurs.

Dernier coup d’estoc en date: la pétition, signée par 98.000 femmes, lancée à l'initiative du quotidien de gauche La Repubblica, pour dénoncer le «machisme» et l'attitude jugée souvent irrespectueuse du chef du gouvernement Silvio Berlusconi envers les femmes. «Cet homme nous offense, arrêtons-le», propose la pétition, lancée il y a une dizaine de jours quand Silvio Berlusconi s'en était pris à la députée du Parti démocrate (gauche) Rosy Bindi, 58 ans, lors d'une émission télévisée en la qualifiant de «plus belle qu'intelligente».

Qualifier Barack Obama de «bronzé» n’était pas une gaffe

Dans la même interview, le président du Conseil italien est également revenu sur la polémique autour du mot «bronzé» qu'il avait employé pour qualifier le président américain Barack Obama. Selon lui, cela n’avait rien d’une gaffe, puisqu’il dit bien réfléchir avant de parler. «Je raconte des histoires et je fais des blagues», a-t-il justifié. C’est tout.
 
Interrogé sur la clef de son succès, le Cavaliere a déclaré: «Tout le monde connaît mon sens de l'amitié, de la loyauté, et de la franchise. Je n'ai rien à cacher. Je parle en toute transparence». Et de livrer sa devise: «Ne jamais rien laisser d'inachevé et viser plus haut que ses espérances.»