Le petit-fils de Staline débouté

RUSSIE Il poursuivait le journal d'opposition «Novaïa Gazeta» après la publication d'un article sur les «crimes» du dictateur...

M. D. avec agence

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Quelque 3.000 partisans russes du parti communiste ont manifesté lundi contre la réforme de l'armée à l'occasion de la Journée du défenseur de la patrie, et ont demandé la démission des dirigeants russes, a constaté un photographe de l'AFP.
Quelque 3.000 partisans russes du parti communiste ont manifesté lundi contre la réforme de l'armée à l'occasion de la Journée du défenseur de la patrie, et ont demandé la démission des dirigeants russes, a constaté un photographe de l'AFP. — Dmitry Kostyukov AFP

Le petit-fils du dictateur soviétique Josef Staline a perdu mardi le procès pour «atteinte à l'honneur» qu'il avait intenté au journal Novaïa Gazeta à la suite de la publication d'articles sur les crimes du petit père des peuples.

Le plaignant va faire appel

Le tribunal de Moscou, qui examinait l'affaire depuis la mi-septembre, a débouté Evguéni Djougachvili de sa plainte, a rapporté l'agence Ria Novosti, précisant que le jugement serait rendu public ultérieurement. A l'annonce du jugement, une partie des personnes réunies dans et devant la salle d'audience ont applaudi, tandis que d'autres ont accueilli la décision en hurlant «Honte», selon l'agence.
 
«On ne s'attendait pas à autre chose», a réagi, selon Interfax, l'avocat du plaignant, Iouri Moukhine, qui avait déjà reproché au juge d'avoir refusé de prendre en compte des «preuves» qu'il avait présentées. Il ajouté que le petit-fils de Staline allait «sans doute» faire appel, tandis que le défenseur de Novaïa Gazeta, Alexeï Benetski, se félicitait d'«une grande victoire».
 
Evguéni Djougachvili réclamait à Novaïa Gazeta 10 millions de roubles (230.000 euros) de dommages-intérêts après la publication en avril d'un article sur les «crimes» de l'ancien dictateur soviétique. Dans son article, le journaliste Anatoli Iablokov avait écrit que Staline avait signé personnellement les ordres d'exécution de citoyens soviétiques et de plusieurs milliers de prisonniers polonais abattus par le NKVD (ancêtre du KGB) à Katyn, en Russie, en 1940.