Ouverture des frontières entre la Turquie et l’Arménie: Erdogan pose ses conditions

DIPLOMATIE Les premières difficultés surgissent au lendemain de la signature d’accords historiques entre les deux pays...

C. F. avec agence

— 

Le Parlement turc a renouvelé mercredi une autorisation donnée à l'armée de procéder à des frappes contre les bases des rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak, alors qu'une attaque attribuée au PKK a fait quatre morts en Turquie.
Le Parlement turc a renouvelé mercredi une autorisation donnée à l'armée de procéder à des frappes contre les bases des rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans le nord de l'Irak, alors qu'une attaque attribuée au PKK a fait quatre morts en Turquie. — Adem Altan AFP/archives

Recep Tayyip Erdogan pose ses conditions. Le Premier ministre turc a affirmé ce dimanche, au lendemain de la signature d'accords historiques pour une normalisation des relations avec l'Arménie, que l'ouverture de la frontière avec ce pays était liée à une avancée sur la question du Nagorny-Karabakh.

«Nous voulons que toutes les frontières s'ouvrent en même temps (...) Mais tant que l'Arménie ne se sera pas retirée des territoires azerbaïdjanais qu'elle occupe, la Turquie ne peut pas avoir une attitude positive à ce sujet», a-t-il affirmé lors d'une réunion à Ankara des instances dirigeantes de son parti.

Les accords seront tout de même présentés au Parlement

Les accords signés samedi prévoient l'ouverture de la frontière turco-arménienne, fermée depuis 1993 par la Turquie en soutien à son allié turcophone de l'Azerbaïdjan, après la prise de contrôle par l'Arménie de l'enclave arménienne en territoire azerbaïdjanais du Nagorny-Karabakh et de territoires azerbaïdjanais adjacents.

Les accords prévoient aussi l'établissement de relations diplomatiques. Le Premier ministre turc a cependant assuré qu'il présenterait dans tous les cas les accords au Parlement pour ratification.