Arrestation d'un chef islamiste après des violences religieuses à Jérusalem

TENSIONS La ville sainte est en proie à des heurts autour de l'esplanade des Mosquées...

J. M. avec agence

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L'esplanade des mosquées et le Dome du Rocher, à Jérusalem.
L'esplanade des mosquées et le Dome du Rocher, à Jérusalem. — DAN COLIBRI/SIPA
Jérusalem est en proie à des tensions religieuses. La police israélienne, après s'être à nouveau déployée ce mardi, a arrêté dans la soirée le chef islamiste radical cheikh Raed Salah pour incitation à la violence. Il est soupçonné d'être lié aux heurts sporadiques qui ont lieu depuis lundi autour de l'esplanade des Mosquées, une poudrière politico-religieuse au coeur de la ville sainte.

Un lieu saint pour les deux religions

Toute la journée, des milliers de personnes, dont des chrétiens évangélistes pro-sionistes, ont défilé dans les rues de Jérusalem à l'occasion de la fête juive de Soukkot, la fête des Cabanes (appelée aussi fête des Tabernacles). La police a maintenu les restrictions d'accès à l'esplanade des Mosquées, autorisant seulement l'entrée aux musulmans âgés de plus de 50 ans, à condition qu'ils soient Arabes israéliens ou résidents de la partie orientale annexée par Israël.

L'esplanade, qui héberge les mosquées Al-Aqsa et du Dôme du Rocher, est le troisième lieu saint de l'islam après La Mecque et Médine. Bâtie sur le site du Temple juif détruit par les Romains en l'an 70 de l'ère chrétienne, dont le principal vestige est le Mur des Lamentations, elle est aussi l'endroit le plus sacré pour les juifs qui l'appellent le Mont du Temple.

Zone ultra-sensible

«Nous avons dû maintenir l'état d'alerte et notre déploiement massif à cause d'une série d'incidents lundi soir qui ont conduit à l'arrestation d'une vingtaine de Palestiniens», a déclaré le porte-parole de la police locale. La tension autour de l'esplanade des Mosquées s'est ravivée fin septembre à Jérusalem-est, faisant une trentaine de blessés. Les Palestiniens protestaient contre l'intrusion selon eux de pélerins juifs -un groupe de touristes, selon la police- venus prier sur l'esplanade.

C'est une visite -perçue comme provocatrice- du chef de la droite israélienne de l'époque, Ariel Sharon, sur la même esplanade qui avait déclenché la seconde Intifada, dite «L'Intifada d'Al-Aqsa» le 28 septembre 2000, et embrasé les Territoires palestiniens.

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