Les socialistes font face à de gros défis

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Il n'y aura pas d'état de grâce. Après la victoire de son parti aux législatives de dimanche, le socialiste et futur Premier ministre grec, Georges Papandréou, va devoir rapidement assainir les comptes du pays, mis à mal par la crise, et lancer les réformes de fond, réclamées depuis des années par les organismes internationaux. Fort d'une large majorité au Parlement (son parti, le Pasok, a récolté près de 44 % des voix et 160 sièges sur 300), Papandréou a annoncé « un plan immédiat de cent jours » et cinq projets de loi pour « tonifier l'économie », développer les investissements publics et sortir le pays de la crise économique. Il a promis une hausse des salaires et des retraites supérieure à l'inflation, et le gel des tarifs publics en 2010. Papandréou devra aussi réduire le déficit public, évalué à 6 % ­- il serait beaucoup plus important selon les experts européens. Le futur Premier ministre veut « agir rapidement » pour montrer la manière de travailler du nouveau gouvernement, qui devrait être féminisé. W