Fin des recherches à Padang, cinq jours après le séisme

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L'aide aux rescapés est prioritaire.
L'aide aux rescapés est prioritaire. — B. ISMOYO / AFP

Il n'y a plus d'espoir de retrouver des survivants. Les recherches ont été stoppées hier à Padang, cinq jours après le séisme qui a frappé l'ouest de l'île indonésienne de Sumatra. La priorité est désormais d'aider les rescapés, mais les opérations de secours sont rendues difficiles par le mauvais temps. « La pluie ne fait qu'accroître notre malheur », déplore Simah, qui a perdu sa maison. Sa famille et ses voisins ont trouvé refuge sous des tentes de fortune, « mais elles fuient beaucoup, et les enfants souffrent de diarrhée ». La plupart des habitations ont été rasées ou ensevelies par des glissements de terrain.

Le mauvais temps rend également difficile l'installation d'un hôpital de campagne pour soigner les blessés et prévenir la propagation d'épidémies, la priorité numéro un. « A cause des mauvaises conditions sanitaires et du manque d'eau propre, même une petite blessure peut mettre une vie en péril », met en garde l'ONG World Vision. Les autorités indonésiennes s'efforcent donc de retirer les corps en décomposition. Le bilan de la catastrophe restait difficile à établir hier. Prudente, la ministre indonésienne de la Santé a prévu que le nombre de morts « pourrait atteindre les 3 000 ». Seuls 551 ont été confirmés dimanche. Signalant un timide retour à la normale, quelques écoles ont rouvert leurs portes lundi matin. Mais « sur 800 élèves, seuls 60 sont venus », note un professeur d'une école à Padang. W