La bombe anale, nouvelle arme d'Al-Qaida

TERRORISME Un nouveau type d'attentat suicide inquiète les services de sécurité intérieure à travers le monde...

B.D.

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La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), le nouveau service antiterroriste français, et l'Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat), sont sur les dents après qu’un nouveau type d’attentat suicide a vu le jour en Arabie Saoudite, indique Le Figaro daté de lundi.

Le 28 août dernier, Abul Khair, recherché pour son appartenance à Al-Qaida dans la péninsule Arabique (Aqap), se présente au palais du prince Mohammed ben Nayef, qui dirige la lutte antiterroriste en Arabie Saoudite. Abul Khair prétend être un repenti et demande à voir le prince. Lorsque ce dernier le reçoit, l'homme se fait exploser, mais rate sa cible. Mohammed ben Nayef s’en sort avec une grosse frayeur et quelques égratignures.

Une méthode calquée sur celle des mules

Originalité de cet attentat suicide: le terroriste ne portait pas de ceinture d’explosifs, mais les avait cachés dans son fondement. Il a ainsi pu passer la sécurité, qui lui a laissé son téléphone portable, et a même patienté pendant une trentaine d’heures avant de rencontrer le prince Mohammed ben Nayef. L’attentat a par la suite été officiellement revendiqué par l’Aqap.

Quant à savoir si l'homme avait avalé l'explosif ou l'avait introduit par voie basse, «il n'y a pas de certitude sur le mode opératoire», selon les milieux antiterroristes français. Cette façon de faire passer un engin explosif, calquée sur les «mules» qui transportent de la drogue, inquiète autorités, compagnies aériennes, et sécurité aéroportuaire à travers le Globe.

Une bombe dissimulée à l’intérieur du corps du terroriste est en effet «indétectable», à moins d’utiliser des rayons X, comme l’a confirmé à 20minutes.fr ADP (Aéroports de Paris). La DCRI et l’Uclat cherchent un moyen de prévenir de telles attaques. Une note a été transmise aux différents services de police et de gendarmerie français, les appelant à «la vigilance» sur cette éventualité, même s'il «n'existe pas de méthode infaillible pour détecter les explosifs».

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