La Chine, une grande puissance qui doit faire face à des défis gigantesques

CASSE TÊTE mploi, troubles ethniques... la liste des défis est grande...

S. C.

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Une manifestation de femmes ouïgoures 
à Urumqi (Xinjiang), le 7 juillet dernier.
Une manifestation de femmes ouïgoures à Urumqi (Xinjiang), le 7 juillet dernier. — P. PARKS / AFP

En soixante ans d'existence, la République populaire de Chine a réussi à devenir une grande puissance mondiale, mais il lui reste encore de nombreux défis à relever. Véritable casse-tête pour les autorités chinoises: la gestion de la population. «1,3 milliard de personnes, c'est un fardeau pour le Parti communiste», affirme Joseph Cheng, de la City University de Hong­kong.

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L'un des plus gros défis est celui de l'emploi. «Il y a entre 120 et 200 millions de chômeurs dans le secteur rural. Les autorités veulent les déplacer vers les villes, mais cela pose un problème compliqué à long terme et crée un énorme potentiel d'instabilité», affirme l'universitaire. A cela s'ajoute le vieillissement de la population. Pékin veut mettre en place un système de protection sociale, car un quart des Chinois sera âgé de 65 ans et plus à l'horizon 2050.

Troubles ethniques et climat

Sur le front politique, le pays doit également faire face à des troubles ethniques. Les émeutes à Lhassa, la capitale de la province du Tibet, en 2008, et celles d'Urumqi, au Xinjiang, en juillet dernier, ont été sévèrement réprimées par les autorités. Souvent critiqué par la communauté internationale à ce sujet, le gouvernement chinois s'est montré jusqu'à présent inflexible envers ce qu'il considère comme «du séparatisme et de l'extrémisme».

Autre défi de taille, celui du réchauffement climatique. La Chine est le premier émetteur de CO2 de la planète. Dimanche, Pékin a dit viser une réduction de ses émissions de 5% pour 2009, mais doute de pouvoir parvenir à l'objectif d'une baisse de 20% d'ici à 2010. Le président de la République, Hu Jintao, qui n'a donné aucune précision chiffrée lors de la journée sur le climat à l'ONU le 22 septembre, a toutefois affirmé qu'il voulait investir dans les énergies renouvelables, alors que son pays tire actuellement 70 % de son énergie du charbon.