La France appelle ses ressortissants à la prudence en Guinée

VIOLENCES Au moins 157 personnes ont été tuées et 1.253 blessées lundi à Conakry lors de la violente répression d'une manifestation de l'opposition par les forces de sécurité

C. F. avec agence

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Une peinture du chef de la junte militaire guinéenne, Moussa Dadis Camara, près de Conakry, en mai 2009.
Une peinture du chef de la junte militaire guinéenne, Moussa Dadis Camara, près de Conakry, en mai 2009. — REUTERS/Daniel Magnowski

La France donne «des consignes de prudence en temps réel» à ses quelque 2.500 ressortissants en Guinée, a annoncé le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valéro, alors que parviennent des bilans élevés de la répression de lundi d'une manifestation d'opposition à Conakry.

Au moins 157 personnes ont été tuées et 1.253 blessées, a assuré ce mardi à l'AFP le responsable de l'Organisation guinéenne de défense des Droits de l'homme. Un adolescent a été tué par des militaires ce mardi dans la banlieue de Conakry, «Les exactions continuent dans les quartiers, perpétrés par des militaires. Même s'il n'y a personne dans la rue, ils tirent en l'air, pillent des boutiques et frappent les gens», a raconté un habitant.

Avertis via le téléphone

Bernard Valéro a précisé que les Français en Guinée étaient avertis via le téléphone grâce à des relais dans tout le pays. Des chefs d'îlot responsables par secteurs reçoivent les appels de l'ambassade et sont chargés de répercuter les consignes à tous, a-t-il dit.

Sur le plan politique, «en ce qui nous concerne à titre national, nous n'écartons aucune option, toutes les options sont sur la table» pour la protection des Français, a-t-il précisé, sans indiqué de quelles options il pourrait s'agir.