Obama met la pression sur Netanyahu et Abbas pour qu'ils négocient

DIPLOMATIE Le président américain recevait les dirigeants israélien et palestinien pour tenter de renouer le dialogue...

Avec agence

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Barack Obama recevait le 22 septembre 2009 les dirigeants israélien et palestinien, Benjamin Netanyahu et Mahmoud Abbas pour tenter de renouer le dialogue au Proche Orient.
Barack Obama recevait le 22 septembre 2009 les dirigeants israélien et palestinien, Benjamin Netanyahu et Mahmoud Abbas pour tenter de renouer le dialogue au Proche Orient. — K. LAMARQUE / REUTERS
Le président américain Barack Obama a mis la pression mardi sur les dirigeants israélien et palestinien en leur disant personnellement son impatience, mais sans obtenir qu'ils acceptent de relancer des négociations enlisées.

«Le temps où on (se contente de parler) d'engager les négociations est révolu, le moment est venu d'aller de l'avant, le moment est venu de montrer la souplesse, le bon sens et l'esprit de compromis nécessaires pour atteindre nos objectifs. Les négociations sur le statut permanent doivent commencer, et elles doivent commencer rapidement», a dit le président américain juste avant de réunir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en marge de l'assemblée générale des Nations unies à New York.

Il peut se prévaloir d'avoir mis en présence Benjamin Netanyahu et Mahmoud Abbas pour la première fois depuis que le premier a pris ses fonctions le 31 mars. Les deux hommes, avec lesquels il s'est d'abord entretenu séparément, se sont serré la main tandis que Barack Obama mettait la main sur leurs épaules.

Reprise ou non des tractations

Il a aussi obtenu que MM. Netanyahu et Abbas envoient leurs négociateurs à Washington la semaine prochaine pour poursuivre les discussions de New York. Son envoyé spécial pour le Proche-Orient, George Mitchell, a indiqué qu'il aurait des entretiens avec des représentants des deux parties dès cette semaine. Mais George Mitchell, qui avait déjà mené une mission infructueuse dans la région la semaine dernière, a reconnu que les divergences subsistant empêchaient qu'Israéliens et Palestiniens acceptent de reprendre les négociations arrêtées fin 2008. Les deux parties n'en sont même plus aujourd'hui à négocier des questions essentielles comme les frontières, le statut de Jérusalem ou le sort des réfugiés. Elles discutent de la reprise ou non des tractations.
 
Briser la glace

Celle-ci se heurte au refus de Benjamin Netanyahu de stopper complètement la colonisation en Cisjordanie occupée, et à celui de Mahmoud Abbas de discuter dans de telles conditions. Personne ne s'attendait à ce que la rencontre de New York donne lieu à une percée. Mais, après un moment d'incertitude, l'administration l'a maintenue en affirmant l'importance de montrer l'engagement de Barack Obama à résoudre le conflit israélo-palestinien et de tout faire pour briser la glace.