Dernier round pour désigner le nouveau directeur de l'Unesco

ELECTION Si le 5e tour ne départage pas les candidats, un tirage au sort pourrait avoir lieu...

Avec agence

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  — T. TODRAS-WHITEHILL / REUTERS

Il s'agit de l'élection la plus disputée et médiatique depuis la création de l'Unesco. L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture en 1945 tient ce mardi un 5e tour décisif pour élire son directeur général, mais la compétition est si serrée entre le candidat égyptien controversé, Farouk Hosni, et la Bulgare Irina Bokova qu'ils pourraient être départagés par un tirage au sort.

Le scrutin ne devrait pas pour autant pas connaître son tout dernier épilogue en soirée. Le nom du successeur du Japonais Koichiro Matsuura doit encore être approuvé, par un vote secret, en octobre par la Conférence générale, l'assemblée plénière des 193 membres de l'organisation, dont le siège est à Paris.

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Farouk Hosni, ministre de la Culture depuis plus de 20 ans dans son pays, et Irina Bokova, diplomate de carrière, sont arrivés lundi à égalité au 4e tour, avec 29 voix chacun au sein du Conseil exécutif de l'Unesco. Ils se sont retrouvés face à face après les retraits successifs de l'Autrichienne Benita Ferrero-Waldner et de l'Equatorienne Ivonne Baki.

Farouk Hosni plus si favori

Le statut de grand favori de Farouk Hosni a fondu au cours des tours successifs de l'élection, à laquelle s'étaient présentés neuf candidats. En se retirant, Benita Ferrero-Waldner a clairement appelé à faire barrage au candidat égyptien, affirmant que les «valeurs morales» et les «idéaux» de l'Unesco étaient «l'enjeu véritable de cette élection».

La perspective de voir Farouk Hosni à la tête de l'Unesco - il deviendrait le premier responsable arabe à ce poste - est dénoncée depuis des semaines par des organisations juives et des intellectuels, principalement en France. Ils l'accusent de prises de positions antisémites et anti-israéliennes, ainsi que d'appartenir à un régime pratiquant la censure. Il lui est notamment reproché d'avoir déclaré en 2008 devant le Parlement égyptien qu'il «brûlerait lui-même» les livres en hébreu qu'il trouverait dans les bibliothèques du pays.