Hamid Karzaï de plus en plus proche de la victoire

AFGHANISTAN Le président sortant recueille 54,3% des voix dans 95% des bureaux de vote...

Avec agence

— 

Cette proposition, avancée dès 2005 par le président afghan Hamid Karzai, figure dans le communiqué final de la conférence, pour la première fois dans l'histoire des réunions internationales sur l'Afghanistan après l'intervention militaire américaine de 2001.
Cette proposition, avancée dès 2005 par le président afghan Hamid Karzai, figure dans le communiqué final de la conférence, pour la première fois dans l'histoire des réunions internationales sur l'Afghanistan après l'intervention militaire américaine de 2001. — Marcel Antonisse AFP/ANP
Alors que la lenteur du comptage et des nombreuses enquêtes pour fraude provoque l'inquiétude de la communauté internationale, le président afghan sortant Hamid Karzaï recueille 54,3% des voix dans 95% des bureaux de vote, selon des résultats partiels de l’élection présidentielle annoncés ce samedi. Il se maintient ainsi au-dessus de la barre des 50% permettant sa réélection au premier tour. 

Son principal rival, l'ancien ministre des Affaires étrangères Abdullah Abdullah, obtient 28,1% des voix. 

17 septembre, date-butoir théorique 

Même lorsque la Commission électorale indépendante (IEC), qui délivre des résultats au compte-gouttes depuis le 25 août, aura annoncé les chiffres de la totalité des bureaux, ces résultats resteront préliminaires et susceptibles de larges modifications. 

Le nom du vainqueur ne sera définitivement connu que lorsque la Commission des plaintes électorales (ECC) aura annulé les votes frauduleux et achevé ses enquêtes sur les milliers d'irrégularités signalées. L'ECC a déjà averti que ses enquêtes pourraient continuer au-delà du 17 septembre, date-butoir théorique d'annonce du résultat final. 

Les pays occidentaux se sont inquiétés cette semaine qu'un processus trop long pourrait profiter aux talibans, dont les violences atteignent des records depuis plusieurs mois et s'étendent désormais à tout le pays. 

Un second tour au printemps? 

Un «think-tank» londonien, l'International Council on Security and Development (ICOS), craint qu'au terme des enquêtes de l'ECC, il soit trop tard pour organiser un second tour dans les conditions éprouvantes du début de l'hiver. 

«Cela repousserait le second tour au printemps» et pourrait entraîner «une instabilité politique et une paralysie gouvernementale s'étirant sur de longs mois», ajoute l'organisation.