Le gouvernement gabonais envisage «l'état de siège» à Port-Gentil

GABON Le ministre de l'Intérieur et de la défense a également reconnu que trois personnes avaient trouvé la mort dans la ville depuis les résultats...

20minutes.fr, avec agence

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Une camionnette retournée sert de barricade dans une rue de Port-Gentil (Gabon), samedi 5 septembre 2009, trois jours après l'officialisation de l'élection d'Ali Bongo à la présidence.
Une camionnette retournée sert de barricade dans une rue de Port-Gentil (Gabon), samedi 5 septembre 2009, trois jours après l'officialisation de l'élection d'Ali Bongo à la présidence. — AFP

Le gouvernement gabonais envisage de solliciter du parlement l'autorisation d'instaurer un état de siège à Port-Gentil (ouest) si les violences se poursuivent dans cette ville, a affirmé dimanche le ministre gabonais de l'Intérieur et de la Défense. il a également reconnu que trois personnes avaient trouvé la mort depuis le 3 septembre, date des résultats du scrutin.

Il a toutefois tempéré: «nous n'en sommes pas encore à ce niveau. Mais si d'aventure l'ordre, la paix et l'harmonie ne sont pas de mise, nous allons solliciter cette autorisation au parlement» bicaméral, a déclaré le ministre Jean-François Ndongou.

Il s'adressait à des notables locaux après une visite effectuée à Port-Gentil, la capitale pétrolière du Gabon, au cours de laquelle, a-t-il dit, «on a pu constater l'ampleur des dégâts». «L'état de siège, c'est grave, il y a une interdiction de se déplacer sans une autorisation spéciale», a expliqué le ministre.

Selon la Constitution gabonaise, «le président de la République peut, lorsque les circonstances l'exigent, après délibération du Conseil des ministres et consultation des bureaux de l'Assemblée nationale et du Sénat, proclamer par décret l'état d'urgence ou l'état de siège, qui lui confèrent des pouvoirs spéciaux, dans les conditions déterminées par la loi».